June 19, 2020 / 4:46 PM / 2 months ago

Les Européens pas favorables au rétablissement automatique des sanctions contre l'Iran

La France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne ne sont pas favorables à un recours américain au mécanisme de rétablissement automatique des sanctions internationales à l'encontre de l'Iran, ont annoncé vendredi leurs ministres des Affaires étrangères. /Photo d'archives/REUTERS/Leonhard Foeger

PARIS (Reuters) - La France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne ne sont pas favorables à un recours américain au mécanisme de rétablissement automatique des sanctions internationales à l’encontre de l’Iran, ont annoncé vendredi leurs ministres des Affaires étrangères.

“Nous sommes fermement convaincus que toute tentative unilatérale de recourir au mécanisme de ‘snapback’ des sanctions aurait de graves conséquences pour le Conseil de sécurité des Nations unies”, écrivent-ils dans un communiqué commun.

“Nous ne soutiendrions pas une telle décision, qui serait incompatible avec nos efforts actuels pour préserver le JCPOA”, ajoutent les trois ministres, évoquant l’accord international sur le programme nucléaire iranien conclu en 2015.

Les Etats-Unis l’ont dénoncé en mai 2018, ce qui a ouvert la voie au rétablissement puis à l’alourdissement des sanctions américaines. L’Iran, qui ne se considère plus tenu de respecter les engagements pris dans le cadre de cet accord, s’est depuis affranchi de plusieurs obligations, ce qui a amené les trois puissances européennes de l’E3 à recourir au mécanisme de règlement des différents prévu par le traité, dont elles sont toujours parties prenantes.

Dans leur communiqué conjoint, le Français Jean-Yves Le Drian, l’Allemand Heiko Maas et le Britannique Dominic Raab annoncent leur intention de solliciter une réunion ministérielle afin de demander instamment à l’Iran “de coopérer et de faire le point sur la procédure du mécanisme de règlement des différends”.

Ils notent en outre “avec une vive préoccupation” que l’Iran refuse de donner à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) les accès qu’elle réclame, ce qui pourrait selon eux “mettre en péril le système de garanties nucléaires internationales”.

Le conseil des gouverneurs de l’AIEA a adopté vendredi une résolution invitant la République islamique à lui donner accès à deux sites suspects et à coopérer pleinement.

Depuis le début de l’année, l’agence onusienne a publié deux rapports reprochant à Téhéran de ne pas avoir répondu à des questions liées à des activités nucléaires menées sur trois sites, vingt ans avant la signature de l’accord de 2015.

John Irish, Marine Pennetier et Jean-Philippe Lefief; édité par Henri-Pierre André

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