June 19, 2020 / 9:46 AM / 2 months ago

Paris, Berlin et Londres discutent vendredi de leur stratégie sur l'Iran

Les chefs de la diplomatie allemande, française et britannique se retrouvent ce vendredi à Berlin pour discuter de "la stratégie européenne des prochains mois" face à l'Iran sur le dossier du nucléaire, a annoncé le ministère français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian (photo). /Photo prise le 24 février 2020/REUTERS/Denis Balibouse

PARIS (Reuters) - Les chefs de la diplomatie allemande, française et britannique se retrouvent ce vendredi à Berlin pour discuter de “la stratégie européenne des prochains mois” face à l’Iran sur le dossier du nucléaire, a annoncé le ministère français des Affaires étrangères.

Lors de sa rencontre avec ses homologues allemand Heiko Maas et britannique Dominic Raab, Jean-Yves Le Drian “soulignera notre objectif de préservation de l’accord nucléaire de Vienne de 2015, qui est essentiel dans l’architecture globale de non-prolifération, et notre volonté partagée que l’Iran respecte ses obligations en la matière”, précise le Quai d’Orsay dans un communiqué.

Le chef de la diplomatie française évoquera également la coopération de la France “dans le cadre de l’Agence internationale de l’énergie atomique, le soutien que nous continuons d’apporter à l’AIEA et nos attentes à l’égard de l’Iran dans sa coopération entière et sans délai avec l’Agence”, ajoute le ministère.

Depuis le début de l’année, l’agence onusienne a publié deux rapports reprochant à Téhéran de ne pas avoir répondu à des questions liées à des activités nucléaires menées sur trois sites vingt ans avant la signature de l’accord de Vienne en 2015. L’AIEA ajoute que ses inspecteurs ont été interdits d’accès à deux de ces sites qui pourraient avoir abrité des activités nucléaires clandestines dans les années 2000.

Téhéran a commencé à se soustraire à une partie des dispositions prévues dans l’accord de Vienne après le retrait unilatéral des Etats-Unis et le rétablissement de sanctions économiques décidés en mai 2018 par Donald Trump.

Londres, Paris et Berlin, toujours parties prenantes à l’accord de Vienne, ont accusé l’Iran d’en violer certaines clauses mais espèrent convaincre Téhéran de revenir sur sa décision plutôt que de rallier la campagne de “pression maximale” initiée par l’administration Trump.

John Irish et Marine Pennetier, édité par Jean-Michel Bélot

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