June 10, 2020 / 12:26 PM / 2 months ago

Berlin mise sur l'hydrogène pour sa transition énergétique

BERLIN (Reuters) - Le gouvernement allemand a adopté mercredi un vaste plan national de conversion à l’hydrogène, un projet qui doit permettre au pays de “décarboner” son économie et de réduire ses émissions de CO2 alors qu’il ambitionne de tourner définitivement la page du charbon et du nucléaire.

En photo, le ministre allemand de l'économie, Peter Altmaier. Le gouvernement allemand a adopté mercredi un vaste plan national de conversion à l'hydrogène, un projet qui doit permettre au pays de "décarboner" son économie et de réduire ses émissions de CO2 alors qu'il ambitionne de tourner définitivement la page du charbon et du nucléaire. /Photo prise le 10 juin 2020/John Macdougall

Berlin, qui veut s’installer en pointe sur le sujet, propose notamment de porter ses capacités d’électrolyse à 5.000 mégawatts d’ici 2030 et à 10.000 mégawatts d’ici 2040 pour produire ce carburant novateur.

“L’heure de l’hydrogène et des technologies qui l’accompagnent a sonné”, a déclaré le ministre allemand de l’économie, Peter Altmaier, lors de la présentation du projet.

“Il faut puiser dans ce potentiel pour créer de la valeur, pour préserver l’emploi, pour rechercher et l’utiliser pour protéger le climat.”

Lorsqu’elle est alimentée par une énergie renouvelable, l’électrolyse est un procédé neutre en émission de CO2 qui permet d’extraire l’hydrogène contenue dans l’eau.

Le gouvernement d’Angela Merkel souhaite amplifier le recours à cette solution alternative aux carburants traditionnels issus du gaz et du pétrole en recourant à l’énergie solaire et éolienne afin qu’elle soit utilisée pour le chauffage et dans les transports.

Pour atteindre l’objectif de neutralité carbone, l’Allemagne doit en outre parvenir à se passer de l’hydrogène “gris” issu du gaz naturel.

Chaque année, 55 térawatts de dihydrogène (H2) émettant un volume considérable de CO2 sont produits en Allemagne pour pourvoir aux besoins des secteurs de l’énergie, de la sidérurgie, de la chimie ou encore des engrais.

Sont considérés comme hydrogène “vert” le dihydrogène élaboré à partir d’électrolyseurs alimentés par des énergies renouvelables ou encore le méthane de synthèse obtenu à partir de H2 produit ou stocké. Le biométhane créé par la fermentation de résidus agricoles peut quant à lui jouer un rôle complémentaire.

Ces produits ont toutefois des inconvénients majeurs, celui de leur coût pour l’heure extrêmement élevé, celui de la déperdition d’énergie induite par les procédés de production et ils se heurtent à des obstacles réglementaires.

Markus Wacket et Vera Eckert; version française Nicolas Delame, édité par Bertrand Boucey

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