June 8, 2020 / 10:58 AM / in 2 months

En Inde, le coronavirus gagne du terrain, les temples accueillent des fidèles masqués

NEW DELHI (Reuters) - Après près de trois mois de confinement imposé aux Indiens dans la lutte contre la pandémie de coronavirus, les fidèles se sont rendus lundi dans les temples et les mosquées des quatre coins du pays. Le gouvernement fédéral a en effet levé la plupart des restrictions dans les lieux publics, en dépit du nombre record de contaminations enregistré dans les dernières 24 heures.

En photo, un homme désinfecte un temple à New Delhi après l'ouverture de la plupart des lieux de culte. Après près de trois mois de confinement imposé aux Indiens dans la lutte contre la pandémie de coronavirus, les fidèles se sont rendus lundi dans les temples et les mosquées des quatre coins du pays. Le gouvernement fédéral a en effet levé la plupart des restrictions dans les lieux publics, en dépit du nombre record de contaminations enregistré dans les dernières 24 heures. /Photo prise le 8 juin 2020/REUTERS/Anushree Fadnavis

Alors que la gestion de la crise sanitaire en Inde fait débat, le gouvernement du Premier ministre Narendra Modi, pressé par la détresse de millions de citoyens sans emploi depuis l’annonce d’un confinement sans préavis, doit désormais relancer l’économie.

Modi a ainsi ordonné la réouverture des centres commerciaux, des lieux de culte et des restaurants, qui devront néanmoins respecter les directives visant à prévenir une nouvelle flambée d’infections.

Dans les villes indiennes susceptibles d’accueillir de nombreux fidèles, comme à New Delhi, les temples hindous se sont équipés de scanners thermiques afin de contrôler la température des pratiquants masqués avant la prière.

Harsh Vyas, membre de l’association internationale pour la conscience de Krishna (ISKCON), témoigne de la fermeté des contrôles à l’entrée de son temple, à Ahmedabad.

“Nous n’autorisons que quelques fidèles à pénétrer en même temps à l’intérieur du temple. Nous avons dessiné des cercles au sol dans lesquels ils doivent se tenir afin d’assurer une distance d’au moins 6 pieds (près de deux mètres) entre eux”, a affirmé Vyas.

La capitale indienne, zone particulièrement sensible depuis le début de la crise, ne prévoit pas de rouvrir ses hôtels, qui pourraient être temporairement convertis en hôpitaux au besoin.

“Le nombre de contaminations au coronavirus est en constante augmentation; nous pourrions manquer de lits”, a déclaré Arvind Kejriwal, chef de l’exécutif du territoire de Delhi.

Avec un bilan de 256.611 contaminations au coronavirus, dont 9.983 nouveaux cas recensés en une seule journée, le sous-continent est devenu l’un des pays les plus touchés au monde derrière les États-Unis, le Brésil, la Russie, la Grande-Bretagne et l’Espagne.

Si le nombre de décès imputés au COVID-19 reste relativement faible, les experts de la santé envisagent néanmoins que le pic de contaminations en Inde ne soit atteint que dans plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

Sajjan Jindal, président du conglomérat JSW Group, soutient que l’Inde doit rapidement lever toutes les restrictions liées à la pandémie pour assurer l’avenir de ses citoyens.

“Plus nous redémarrerons lentement notre économie, plus nous céderons du terrain aux pays déjà sortis du confinement. Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre plus de temps”, a-t-il déclaré.

Avec la contribution de Neha Arora, Rajendra Jadhav, Sumit Khanna et Saurabh Sharma; version française Juliette Portala, édité par Jean-Michel Bélot

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