May 20, 2020 / 5:53 AM / 3 months ago

Présidentielle au Burundi sur fond de tensions et de crise sanitaire

En photo, Pierre Nkurunziza et Evariste Ndayushimiye, le candidat du parti au pouvoir CNDD-FDD. Les Burundais sont appelés aux urnes mercredi pour désigner un successeur au chef de l'Etat sortant Pierre Nkurunziza, pour ce qui constitue la première élection présidentielle concurrentielle dans le pays d'Afrique de l'Est depuis qu'une guerre civile a éclaté en 1993. /Photo prise le 27 avril 2020/REUTERS/Evrard Ngendakumana

NAIROBI (Reuters) - Les Burundais sont appelés aux urnes mercredi pour désigner un successeur au chef de l’Etat sortant Pierre Nkurunziza, pour ce qui constitue la première élection présidentielle concurrentielle dans le pays d’Afrique de l’Est depuis qu’une guerre civile a éclaté en 1993.

Le scrutin a été maintenu malgré des tensions politiques croissantes et la crise sanitaire liée au nouveau coronavirus.

Pierre Nkurunziza, dont le gouvernement a régulièrement été accusé de violations des droits, quitte ses fonctions après 15 ans à la tête du pays.

Le parti au pouvoir CNDD-FDD a désigné comme candidat l’ancien général Evariste Ndayushimiye, qui fait face à six rivaux dont le chef de file de l’opposition Agathon Rwasa.

Cette élection doit aboutir à la première transition démocratique en 58 ans d’indépendance, alors que le troisième mandat obtenu par Nkurunziza en 2015 - malgré la limitation de la fonction présidentielle à deux mandats - a provoqué une vague de désapprobation internationale et des violences dans le pays.

Agathon Rwasa, ancien chef rebelle de même que Nkurunziza, a prévenu dimanche lors de son dernier meeting de campagne de risques de fraude électorale.

L’Onu et l’Union africaine ont déclaré dimanche dans un communiqué commun qu’elles demeuraient “préoccupées par des compte-rendus d’intimidation et de heurts entre des partisans de camps opposés”.

Peu d’observateurs seront présents pour le scrutin après que le gouvernement a indiqué qu’une période d’isolement de 14 jours serait nécessaire pour éviter la propagation du coronavirus. Le directeur local de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a été expulsé la semaine dernière après avoir publiquement critiqué le maintien des rassemblements de campagne malgré la crise sanitaire.

Bureau de Nairobi; version française Jean Terzian

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