May 4, 2020 / 12:19 PM / 3 months ago

Coronavirus: Pékin redoute une envolée du sentiment anti-chinois

A Wuhan. L'hostilité au régime chinois risque d'atteindre sous peu un niveau sans précédent depuis la répression du mouvement de contestation de Tiananmen en 1989 et elle pourrait avoir de lourdes conséquences diplomatiques, conclut un rapport d'un institut chinois dont Reuters a eu connaissance. /Photo prise le 4 avril 2020/REUTERS/Aly Song

PEKIN (Reuters) - L’hostilité au régime chinois risque d’atteindre sous peu un niveau sans précédent depuis la répression du mouvement de contestation de Tiananmen en 1989 et elle pourrait avoir de lourdes conséquences diplomatiques, conclut un rapport d’un institut chinois dont Reuters a eu connaissance.

Présenté le mois dernier aux plus hautes instances dirigeantes du pays, présidence comprise, ce document de l’Institut chinois de relations internationales contemporaines indique que la propagation du coronavirus apparu fin 2019 dans la province de Wuhan a contribué à alimenter l’hostilité vis-à-vis de Pékin à l’étranger.

Dans le pire des scénarios prévus par les rédacteurs du rapport, les tensions déjà vives entre les Etats-Unis et la Chine pourraient se muer en confrontation armée entre les deux pays, préviennent-ils.

Interrogé par Reuters, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a dit ne pas avoir d’informations pertinentes à ce sujet et le ministère de la Sécurité d’Etat, dont dépend l’institut à l’origine du rapport, n’était quant à lui pas disponible pour commenter ces informations.

La présentation de ce rapport aux autorités de Pékin montre à quel point la Chine prend au sérieux le risque d’être exposée à une hostilité généralisée susceptible de remettre en question sa politique diplomatique et ses investissements à l’étranger.

Depuis de longues semaines déjà, les Etats-Unis accusent la Chine d’avoir dissimulé des informations sur l’apparition du nouveau coronavirus et l’accusent parfois d’en être à l’origine, en dépit des objections de l’Organisation mondiale de la Santé.

Le secrétaire d’Etat Mike Pompeo a déclaré dimanche avoir “une quantité importante de preuves” que le nouveau coronavirus était sorti d’un laboratoire chinois mais n’a pas contesté la conclusion des services de renseignement américains selon laquelle il n’était pas d’origine humaine.

édité par Peter Hirschberg

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below