April 29, 2020 / 6:46 PM / 3 months ago

Brésil: Bolsonaro renonce à nommer un proche à la tête de la police

Le président brésilien Jair Bolsonaro a renoncé mercredi à nommer un ami de sa famille à la tête de la police fédérale, sur fond d'accusations d'ingérence qui fragilisent sa position à la tête de l'Etat. /Photo prise le 27 avril 2020/REUTERS/Ueslei Marcelino

BRASILIA (Reuters) - Le président brésilien Jair Bolsonaro a renoncé mercredi à nommer un ami de sa famille à la tête de la police fédérale, sur fond d’accusations d’ingérence qui fragilisent sa position à la tête de l’Etat.

Un juge de la Cour suprême brésilienne, Celso de Mello, a autorisé lundi l’ouverture d’une enquête sur les accusations selon lesquelles le dirigeant d’extrême droite aurait tenté de s’ingérer dans le travail de la police fédérale à des fins politiques.

Cette enquête était réclamée par le procureur général, Augusto Aras, à la suite d’accusations formulées contre le chef de l’Etat par l’ancien ministre de la Justice, le populaire Sergio Moro, qui a démissionné avec fracas vendredi. [nL5N2CC7PC]

Mercredi, un autre juge de la Cour suprême, Alexandre de Moraes, a bloqué la nomination d’Alexandre Ramagem, l’actuel chef du service de renseignement (Abin), à la tête de la police fédérale.

Le juge Moraes a justifié sa décision, entérinée au journal officiel par Jair Bolsonaro, par les liens étroits unissant Ramagem, qui devait prendre ses fonctions ce mercredi, avec la famille du président.

Alexandre Ramagem, qui a entamé sa carrière au sein de la police fédérale en 2005, dirige le service Abin depuis juillet dernier.

Il a pris en charge la sécurité personnelle de Jair Bolsonaro en 2018 après que ce dernier, alors candidat à la présidentielle, a été poignardé lors d’un meeting.

Alexandre Ramagem est proche des fils de Jair Bolsonaro, qui ont été visés par des soupçons de corruption et de détournement de fonds, qu’ils ont rejetés.

La démission spectaculaire de Sergio Moro et les accusations portées par l’ex-“super ministre” constituent un puissant coup porté à Jair Bolsonaro, déjà critiqué pour sa gestion de l’épidémie de nouveau coronavirus, qu’il a qualifié de “grippette” et qui a déjà fait plus de 5.000 morts dans le pays, selon le dernier bilan officiel publié mardi.

Ricardo Brito, Lisandra Paraguassu, version française Jean-Stéphane Brosse

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