April 21, 2020 / 4:46 AM / 4 months ago

Interrogations sur l'état de santé du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un

SEOUL (Reuters) - Plusieurs hauts fonctionnaires sud-coréens et chinois ont contesté mardi les informations selon lesquelles le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, qui serait victime de complications après une opération cardiovasculaire, courrait “un grave danger”.

Plusieurs hauts fonctionnaires sud-coréens et chinois ont contesté mardi les informations selon lesquelles le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, qui serait victime de complications après une opération cardiovasculaire, courrait "un grave danger". /Image diffusée le 11 avril 2020/REUTERS/KCNA

Daily NK, un site internet spécialisé dont le siège se trouve à Séoul, l’a rapporté lundi soir en citant une source nord-coréenne non-identifiée. Kim, dont l’âge est estimé à 36 ans, a, selon lui, été opéré le 12 avril.

Selon un responsable américain interrogé par CNN, des renseignements selon lesquels il est en danger sont “surveillés” aux Etats-Unis. D’après un autre membre de l’administration américaine cité par Bloomberg, la Maison Blanche a été informée de l’aggravation de l’état de santé de Kim après l’opération.

Deux responsables sud-coréens ont toutefois démenti les informations de CNN sans confirmer qu’il avait subi une intervention chirurgicale. La présidence sud-coréenne dit quant à elle qu’aucun signe inhabituel n’a été décelé en Corée du Nord.

Un membre du département de liaison internationale du Parti communiste chinois, instance chargée des relations avec Pyongyang, a dit à Reuters ne pas croire que Kim soit dans un état grave.

D’après Daily NK, son état de santé se détériorait depuis août en raison du tabagisme, de l’obésité et du surmenage. Il est actuellement soigné dans une villa du mont Myohyang, au nord de Pyongyang, affirme le site.

“D’après ce que je comprends, il avait des problèmes (cardiovasculaires) depuis août dernier, mais les choses ont empiré après une série de visites au mont Paektu”, écrit-il, citant une source non identifiée.

Kim Jong-un s’est rendu deux fois à cheval sur ce site sacré, en octobre et en décembre.

Les spéculations sur son état de santé ont été alimentées récemment par son absence aux cérémonies organisées le 15 avril pour l’anniversaire de son grand-père Kim Il-sung, fondateur de la République populaire démocratique de Corée.

Selon la presse nord-coréenne, Kim Jong-un a visité le 12 avril une base aérienne et assisté à des manoeuvres. Deux jours plus tard, l’armée nord-coréenne a procédé à plusieurs tirs de missiles de croisière à courte portée.

Lors de sa première rencontre avec Donald Trump, le 12 juin 2018 à Singapour, le dirigeant nord-coréen a promis le démantèlement de son programme nucléaire mais aucun progrès n’a été réalisé depuis et le second sommet, qui s’est déroulé les 27 et 28 février 2019 à Hanoi, s’est soldé par un échec.

Depuis, les négociations sont au point mort et la Corée du Nord a fait savoir qu’en l’absence de concessions américaines avant la fin de l’année 2019, elle pourrait s’engager sur une “voie nouvelle”, ce qui pourrait signifier la reprise des tirs de missiles intercontinentaux ou des essais nucléaires.

Hyonhee Shin, avec Mark Hosenball et Josh Smith, version française Camille Raynaud et Jean-Philippe Lefief

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