March 11, 2020 / 6:17 AM / 20 days ago

USA 2020: Biden inflige un revers majeur à Sanders dans le Michigan

BURLINGTON, Vermont (Reuters) - Bernie Sanders a reconnu mercredi qu’une série de défaites face à Joe Biden la veille dans les primaires démocrates avait réduit ses chances d’être nommé candidat à l’élection présidentielle américaine du 3 novembre face à Donald Trump mais il a décidé de se maintenir pour confronter ses idées à celles de l’ancien vice-président de Barack Obama.

Joe Biden (photo) a remporté mardi la primaire démocrate dans le Michigan, infligeant un revers majeur à son rival Bernie Sanders et faisant un grand pas vers l'investiture du parti. /Photo prise le 10 mars 2020/REUTERS/Brendan McDermid

Joe Biden a remporté mardi la primaire démocrate dans le Michigan, infligeant un revers majeur à son rival et faisant un grand pas vers l’investiture du parti.

Il s’est également imposé dans le Missouri, le Mississippi et l’Idaho, trois des cinq autres Etats concernés par cette nouvelle étape du marathon des primaires démocrates.

Dans l’Etat de Washington, l’ancien vice-président et le sénateur socialiste du Vermont sont donnés au coude à coude après dépouillement de plus des deux tiers des votes.

Dans le Dakota du Nord, le plus petit des six Etats qui étaient en jeu mardi, c’est Sanders qui s’est imposé, d’après l’institut Edison Research.

Au total, ce “Big Tuesday” dégage la route de Joe Biden, 77 ans, vers l’investiture du Parti démocrate lors de la convention prévue mi-juillet à Milwaukee, alors que Bernie Sanders comptait sur un large succès dans le Michigan - où il s’était imposé lors des primaires de 2016 - pour redonner du souffle à sa candidature.

Une semaine après le “Super Tuesday” qui a permis à Joe Biden de basculer en tête dans la course à l’investiture (), la pression devrait donc s’accentuer sur Bernie Sanders pour qu’il retire sa candidature afin que les démocrates fassent front commun pour préparer le scrutin de novembre face à Trump.

“NOUS AVONS GAGNÉ LE DÉBAT IDÉOLOGIQUE”

Devant la presse, le sénateur du Vermont a admis qu’il cédait du terrain en nombre de délégués face à son adversaire mais il a aussi estimé que son programme économique résolument ancré à gauche s’imposait dans la bataille des idées, notamment auprès des jeunes générations.

“Même si notre campagne a gagné le débat idéologique, nous sommes en train de perdre le débat sur la capacité à être élu”, a reconnu Bernie Sanders.

Il s’est cependant dit impatient de débattre avec Joe Biden.

“Dimanche soir, dans le premier face-à-face de cette campagne, le peuple américain aura l’occasion de voir quel candidat est le mieux placé pour atteindre cet objectif (de battre Donald Trump)”, a-t-il déclaré.

Le comité national du Parti démocrate a annoncé que ce prochain débat entre les candidats à l’investiture, dimanche dans l’Arizona, se déroulerait sans public pour des raisons sanitaires liées à l’épidémie de coronavirus.

S’exprimant mardi à Philadelphie, Joe Biden a remercié Bernie Sanders et ses partisans pour leur passion, et a appelé à l’unité du parti.

“Nous partageons un but commun et ensemble nous vaincrons Donald Trump”, a-t-il dit, en citant aussi ses anciens rivaux Pete Buttigieg, Amy Klobuchar et Kamala Harris qui lui ont apporté leur soutien après s’être retirés de la course.

“Gagner signifie unifier l’Amérique. Ne pas propager davantage de divisions et de colère”, a ajouté Biden.

“L’ARITHMÉTIQUE EST CLAIRE”

Joe Biden est arrivé en tête dans le Michigan, où il va remporter au moins 53 délégués contre au moins 39 à Bernie Sanders.

Le Michigan était le plus convoité des six Etats en jeu mardi, avec 125 délégués sur les 352 à attribuer. Un candidat doit obtenir au moins 1.991 délégués pour s’assurer l’investiture du Parti démocrate.

Il s’agit aussi d’un Etat crucial pour le scrutin présidentiel alors que Donald Trump s’y était imposé avec seulement 10.000 voix d’avance sur Hillary Clinton il y a quatre ans, un résultat qui avait contribué à lui ouvrir les portes de la Maison blanche.

En plus de victoires écrasantes dans le Missouri et le Mississippi, le succès de Joe Biden dans le Michigan pourrait constituer un obstacle trop important pour Bernie Sanders, d’autant que la Floride, l’Ohio et la Géorgie, parmi les prochaines étapes des primaires, devraient sourire à Biden.

D’ici la fin du mois de mars, environ deux tiers des quelque 3.979 délégués en jeu auront été alloués.

Sur les 352 délégués qui étaient en jeu mardi, Biden en a remporté au moins 158 contre au moins 100 pour Sanders, selon les calculs encore provisoires de l’institut Edison Research.

Depuis le début des primaires, le 3 février dans l’Iowa, Biden en est au moins à 786 contre 645 pour Sanders.

“L’arithmétique est claire: Joe est notre candidat et je suis heureux de soutenir sa candidature à la présidence”, a déclaré sur CNN l’ancien candidat à l’investiture démocrate Andrew Yang, ajoutant son nom à la longue liste des ex-candidats s’étant ralliés Biden.

L’élue new-yorkaise Alexandria Ocasio-Cortez, parmi les soutiens les plus influents de Sanders, a admis l’étendue de la défaite. “On ne peut pas l’édulcorer. Il s’agit d’une soirée compliquée”, a-t-elle dit sur Instagram.

La prochaine étape de la primaire démocrate aura lieu le 17 mars avec la Floride et ses 219 délégués en juge de paix. L’Illinois (155 délégués), l’Ohio (136) et l’Arizona (67) rendront également leur verdict.

avec Trevor Hunnicutt à Detroit, Doina Chiacu et Chris Kahn à Washington; version française Jean Terzian et Jean-Stéphane Brosse, édité par Blandine Hénault et Henri-Pierre André

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