March 1, 2020 / 10:52 AM / a month ago

Kaboul refuse de s'engager à libérer des prisonniers taliban

Le président afghan Ashraf Ghani (photo) a posé dimanche un premier obstacle à la mise en oeuvre de l'accord signé la veille entre Etats-Unis et taliban, en refusant de reconnaître un engagement à libérer 5.000 prisonniers qui figure dans le document. /Photo prise le 1er mars 2020/REUTERS/Omar Sobhani

KABOUL (Reuters) - Le président afghan Ashraf Ghani a posé dimanche un premier obstacle à la mise en oeuvre de l’accord signé la veille entre Etats-Unis et taliban, en refusant de reconnaître un engagement à libérer 5.000 prisonniers qui figure dans le document.

“Le gouvernement afghan ne s’est pas engagé à libérer 5.000 prisonniers taliban”, a déclaré le chef de l’Etat afghan à des journalistes à Kaboul. “Ce n’est pas à l’autorité des Etats-Unis de décider, ce ne sont que des facilitateurs”, a-t-il ajouté, signalant son intention de reprendre la main dans les discussions à venir avec les insurgés.

L’accord signé samedi à Doha par l’émissaire américain pour l’Afghanistan Zalmay Khalilzad et le chef politique des taliban, Adbul Ghani Baradar, doit ouvrir la voie au retrait des troupes américaines et de l’Otan du pays dans un délai de 14 mois et à des négociations entre les taliban et le gouvernement de Kaboul.

Les taliban offrent en échange la garantie qu’ils ne permettront pas à des organisations djihadistes comme Al Qaïda d’opérer en Afghanistan.

Les Etats-Unis promettent également la libération avant le 10 mars de quelque 5.000 prisonniers taliban, les insurgés s’engageant de leur côté à relâcher un millier de détenus.

Après la cérémonie de signature à Doha, le mollah Baradar a rencontré les chefs de la diplomatie norvégienne, turque et ouzbèke, ainsi que des diplomates russes, indonésiens et de pays voisins de l’Afghanistan, indique le mouvement insurgé, qui affiche ainsi sa volonté d’obtenir une légitimité sur la scène internationale.

Donald Trump, pour qui le retrait américain d’Afghanistan est un objectif majeur de politique étrangère, a promis de rencontrer des responsables taliban dans un proche avenir.

Abdul Qadir Sediqi, version française Jean-Stéphane Brosse

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