February 29, 2020 / 10:30 AM / 4 months ago

Erdogan demande à Poutine de s'écarter du conflit syrien

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé samedi avoir demandé à son homologue russe Vladimir Poutine de retirer la Russie du champ de bataille syrien et de laisser Ankara s'occuper seule du régime de Damas. /Photo d'archives/REUTERS/Denis Balibouse

MOSCOU (Reuters) - Le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé samedi avoir demandé à son homologue russe Vladimir Poutine de retirer la Russie du champ de bataille syrien, où 34 soldats turcs ont trouvé la mort cette semaine, et de laisser Ankara s’occuper seule du régime de Damas.

Les forces de Bachar al Assad, soutenues par l’aviation russes, ont lancé une vaste offensive en décembre pour reconquérir la province d’Idlib, dernier territoire tenu par la rébellion soutenue par la Turquie dans le nord-ouest de la Syrie.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, qui suit le conflit au jour le jour, 48 soldats pro-Damas ont été tués au cours des dernières 24 heures dans des bombardements d’artillerie et des frappes aériennes turcs.

Les forces gouvernementales syriennes et la Russie continuaient samedi de mener des frappes aériennes sur la ville de Saraqeb, où se déroulent d’intenses combats depuis des jours, a ajouté l’OSDH.

Des frappes menées par la Turquie à l’aide de drones et de missiles guidés sur un QG du Hezbollah, près de Saraqeb, ont entraîné la mort de neuf membres de la milice libanaise alliée au régime de Damas et trente autres ont été blessés, a déclaré un commandant de l’alliance pro-Damas.

S’exprimant à Istanbul, Erdogan a déclaré à Poutine de “s’écarter” et de laisser la Turquie “faire le nécessaire”.

Face à la montée des tensions et le risque de confrontation entre forces russes et turques sur le champ de bataille, la Russie a annoncé samedi que plusieurs jours de discussions à Ankara avec la Turquie avaient débouché sur un accord entre les deux pays pour réduire les tensions.

“Des mesures concrètes visant à obtenir une stabilité durable dans la zone de désescalade d’Idlib ont été examinées”, a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères.

“Les deux parties ont confirmé leur objectif de réduire les tensions ‘sur le terrain’ tout en continuant la lutte contre les terroristes”, a-t-il ajouté.

Ali Kucukgocmen, avec Polina Ivanova à Moscou et Eric Knecht à Beyrouth, version française Jean-Stéphane Brosse

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