February 18, 2020 / 7:53 AM / 3 months ago

Le ton monte entre Sanders et Bloomberg

Bernie Sanders (photo) et Michael Bloomberg, qui briguent l'investiture du Parti démocrate pour l'élection présidentielle de novembre prochain aux Etats-Unis, ont intensifié leurs attaques mutuelles, le premier accusant l'ancien maire de New York de vouloir "acheter" l'élection tandis que le second reprochait au sénateur socialiste du Vermont et à ses partisans de nuire à l'unité du parti. /Photo prise le 17 février 2020/REUTERS/Jason Redmond

RICHMOND, Californie (Reuters) - Bernie Sanders et Michael Bloomberg, qui briguent l’investiture du Parti démocrate pour l’élection présidentielle de novembre prochain aux Etats-Unis, ont intensifié leurs attaques mutuelles, le premier accusant l’ancien maire de New York de vouloir “acheter” l’élection tandis que le second reprochait au sénateur socialiste du Vermont et à ses partisans de nuire à l’unité du parti.

En déplacement de campagne en Californie, Bernie Sanders a comparé Michael Bloomberg et Donald Trump, les présentant tous deux comme des milliardaires prêts à utiliser leur fortune pour faire pencher un système politique corrompu.

“M. Bloomberg, comme quiconque, a le droit de briguer la présidence. Il n’a pas le droit d’acheter la présidence”, a-t-il dit devant plusieurs milliers de ses partisans réunis à Richmond, près de San Francisco.

Le nom de l’ex-maire de New York a été copieusement sifflé par la foule, tandis que Sanders reprenait le fil de ses attaques déjà lancées au cours du week-end en campagne dans le Nevada - où les caucus démocrates se tiendront samedi prochain - et dans le Colorado.

En réponse, Bloomberg a diffusé via Twitter un montage vidéo de partisans du sénateur du Vermont s’en prenant à d’autres candidats à l’investiture démocrate. “Nous devons nous unir pour battre Trump en novembre”, souligne le candidat milliardaire. “Ce n’est pas ce genre d’’énergie’ qui nous y conduira.”

Dans son entourage, on ajoute que la comparaison avec Trump est “honteuse” et injuste. Ces attaques, poursuit son équipe de campagne, sont la preuve que la candidature de Bloomberg fait peur à ses rivaux.

“A ce stade, l’équipe de Bernie va perdre, et la nôtre l’emporter. Bernie le sait. Trump le sait. C’est pour cela qu’ils se retrouvent unis dans cette campagne contre Mike”, a déclaré son directeur de campagne, Kevin Sheekey.

Entré tardivement dans la primaire démocrate, Michael Bloomberg a décidé de faire l’impasse sur les quatre premières étapes du marathon, dans l’Iowa et le New Hampshire, où Sanders a terminé à chaque fois dans le duo de tête, au coude à coude avec Pete Buttigieg, de même que dans le Nevada et en Caroline du Sud, où la primaire aura lieu le 29 février.

Il faudra attendre le “Super Tuesday” du 3 mars, où voteront notamment les démocrates de Californie et du Texas, pour mesurer son poids auprès de l’électorat.

Tim Reid avec John Whitesides à Washington; version française Henri-Pierre André, édité par Blandine Hénault

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below