January 24, 2020 / 1:53 PM / 4 months ago

Les Européens donnent plus de temps à la négociation avec l'Iran

Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell (en photo), a déclaré vendredi qu'il avait prolongé le délai laissé à la négociation avec l'Iran dans le cadre du "mécanisme de résolution des différends" prévu par l'accord de 2015 sur le programme nucléaire de la République islamique. /Photo prise 8 janvier 2020/REUTERS/François Lenoir

BRUXELLES (Reuters) - Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a déclaré vendredi qu’il avait prolongé le délai laissé à la négociation avec l’Iran dans le cadre du “mécanisme de résolution des différends” prévu par l’accord de 2015 sur le programme nucléaire de la République islamique.

La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont annoncé le 14 janvier leur intention d’activer ce mécanisme, une décision que les trois pays justifient par les initiatives de l’Iran dérogeant à certaines des règles édictées à Vienne il y a quatre ans et demi.

Une fois saisie, la commission de résolution des conflits dispose en théorie de 15 jours pour régler le litige mais cette période peut être étendue si les parties prenantes donnent leur accord.

Cette démarche peut aboutir in fine au rétablissement de sanctions de l’Onu, comme celles qui étaient imposées à l’Iran jusqu’en 2015.

“Il y a un consensus sur le fait qu’il est nécessaire de se donner davantage de temps en raison de la complexité des sujets concernés”, a déclaré Josep Borrell, Haut Représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères. “Le calendrier est donc étendu.”

Le flou demeure sur la date de déclenchement de la période de 15 jours, l’Iran n’ayant pas formellement approuvé la procédure, selon des responsables au fait du dossier.

L’annonce des pays européens signataires de l’accord de Vienne a suscité la colère du gouvernement iranien, qui les accuse d’avoir cédé aux injonctions du président américain, Donald Trump, par peur de représailles.

La République islamique a fait savoir le 5 janvier qu’elle allait s’affranchir davantage des clauses conclues en Autriche et ne s’imposerait plus de limites pour l’enrichissement d’uranium.

Marine Strauss, version française Simon Carraud

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