January 7, 2020 / 5:49 PM / 5 months ago

Berlin pour une réaction européenne à la décision de Téhéran sur l'enrichissement

Heiko Maas, le ministre allemand des Affaires étrangères, a invité mardi les autres signataires européens de l'accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien à réagir à la décision de Téhéran de ne plus limiter l'enrichissement d'uranium, sans aller jusqu'à plaider pour le rétablissement des sanctions internationales. /Photo prise le 6 janvier 2020/REUTERS/Kay Nietfeld

BRUXELLES (Reuters) - Le ministre allemand des Affaires étrangères a invité mardi les autres signataires européens de l’accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien à réagir à la décision de Téhéran de ne plus limiter l’enrichissement d’uranium, sans aller jusqu’à plaider pour le rétablissement des sanctions internationales.

Heiko Maas, qui s’exprimait à l’issue d’une réunion de crise avec ses homologues français et britannique, s’est montré d’une fermeté sans précédent à l’égard de la République islamique, bien que les Européens n’aient pas renoncé à sauver l’accord de Vienne.

“Ce que l’Iran a annoncé n’est, selon nous, pas la voie à suivre. Nous devons donc apporter une réponse commune”, a-t-il déclaré à la presse, évoquant l’abandon du seuil d’enrichissement annoncé dimanche, au surlendemain de la mort du général iranien Qassem Soleimani, tué par un drone américain sur ordre de Donald Trump.

Depuis mai, Téhéran s’affranchit petit à petit des dispositions de l’accord, que les Etats-Unis ont dénoncé un an plus tôt avant de rétablir et d’alourdir leurs sanctions. Les signataires européens ont promis de le sauver en compensant ces sanctions américaines, mais la dernière décision iranienne l’a pratiquement vidé de sa substance.

Selon des diplomates européens interrogés lundi, France, Allemagne et Grande-Bretagne sont sur le point de recourir au “mécanisme de règlement des différends” prévu par le Plan d’action global commun (PAGC) adopté en 2015. Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne se réuniront vendredi à Bruxelles.

Chacun des signataires peut avoir recours au mécanisme qui pourrait mener à terme à un “snapback”, le rétablissement des sanctions internationales qui étaient en vigueur avant l’accord de Vienne.

Selon Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat auprès du ministre français des Affaires étrangères, il faut “impérativement” trouver une solution pour désamorcer la situation. “Les Européens doivent être la voix de la raison”, a-t-il déclaré à Reuters.

Robin Emmott et Philip Blenkinsop, avec John Irish à Paris, version française Jean-Philippe Lefief

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