December 24, 2019 / 4:05 PM / 3 months ago

L'armée syrienne se rapproche d'une ville rebelle à Idlib

En photo, des décombres de bâtiments endommagés dans la ville d'Idlib. Les forces gouvernementales syriennes appuyées par la Russie se rapprochent de la ville de Maarat al Nouman, une des principales villes de la province d'Idlib contrôlée par des groupes rebelles et djihadistes, a-t-on appris mardi de sources dans les deux camps. /Photo d'archives/REUTERS/Khalil Ashawi

BEYROUTH (Reuters) - Les forces gouvernementales syriennes appuyées par la Russie se rapprochent de la ville de Maarat al Nouman, une des principales villes de la province d’Idlib contrôlée par des groupes rebelles et djihadistes, a-t-on appris mardi de sources dans les deux camps.

La reprise de l’offensive gouvernementale dans le sud de la province située dans le nord-ouest de la Syrie a provoqué la fuite d’au moins 80.000 civils vers la Turquie, dont 30.000 la semaine dernière, selon les Nations unies.

Un poste d’observation de l’armée turque établi à Idlib pour superviser l’accord de “désescalade” conclu en septembre entre Ankara, Moscou et Téhéran est encerclé par l’armée syrienne et les milices pro-iraniennes qui combattent à ses côtés, ont dit les sources.

Plusieurs postes militaires turcs ont été la cible de tirs ces derniers mois mais l’intervention de la Russie a jusqu’ici permis d’éviter un affrontement frontal avec les forces du président syrien Bachar al Assad.

La cible des forces gouvernementales est la ville stratégique de Maarat al Nouman, dont les abords ont subi d’intenses bombardements aériens russes depuis deux semaines.

Lundi, le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, s’est dit “inquiet de l’ampleur de l’opération militaire et d’informations sur des attaques visant les routes d’évacuation”, que Paris a également condamnées.

“La France condamne fermement les bombardements intenses et indiscriminés de l’aviation du régime et de ses alliés dans la province d’Idlib au cours des derniers jours”, a déclaré mardi le Quai d’Orsay, appelant “l’ensemble des membres du Conseil de sécurité, notamment la Russie et la Chine, à prendre leurs responsabilités” en votant une résolution rétablissant une assistance humanitaire transfrontalière.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a de son côté mis en garde contre un nouvel exode de réfugiés syriens et prévenu que la Turquie ne pourrait pas “porter seule un tel fardeau”.

Son porte-parole a de nouveau appelé mardi la Russie à imposer un cessez-le-feu à Idlib.

Suleiman al Khalidi, version française Tangi Salaün

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