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International

En Algérie, les contestataires toujours mobilisés malgré la mort du général Gaïd Salah

Plusieurs milliers d'étudiants algériens ont à nouveau défilé mardi pour réclamer le renouvellement des élites, malgré un appel à la trêve après la mort du très influent général Ahmed Gaïd Salah (en photo), chef d'état-major de l'armée. /Photo prise le 19 décembre 2019/REUTERS/Ramzi Boudina

ALGER (Reuters) - Plusieurs milliers d’étudiants algériens ont à nouveau défilé mardi pour réclamer le renouvellement des élites, malgré un appel à la trêve après la mort du très influent général Ahmed Gaïd Salah, chef d’état-major de l’armée.

“Pas de dialogue”, ont-ils scandé, repoussant la main tendue du président Abdelmadjid Tebboune, qui a pris ses fonctions jeudi, après une élection voulue par l’armée.

Les partisans du changement manifestent tous les mardis et les vendredis depuis février pour réclamer le renouvellement de la classe dirigeante et son émancipation à l’égard d’un appareil militaire jugé omniprésent dans la vie politique.

Les manifestations, qui ont entraîné en avril la mise à l’écart du président Abdelaziz Bouteflika arrivé au pouvoir en 1999, n’ont jusqu’ici donné lieu à aucun débordement majeur.

Bien qu’ils réclament la fin des ingérences de l’armée dans la vie politique, certains manifestants ont applaudi sa retenue face à un mouvement qui dure depuis plus de 40 semaines, malgré l’absence de chef de file ou d’organisation.

La mort du général Gaïd Salah moins de deux semaines après l’élection présidentielle boycottée par les contestataires a donné lieu à un débat sur la poursuite de la mobilisation.

Initialement prévues ce mardi, ses obsèques ont été repoussées d’une journée.

Immédiatement après son investiture, le président Tebboune a proposé d’entamer le dialogue avec les contestataires. Certains ont jugé le moment venu de saisir cette offre, mais d’autres contestent la légitimité du chef de l’Etat et prônent la poursuite du mouvement.

“Le vote n’a pas été équitable et le dialogue ne peut pas l’être”, a résumé pour eux Amari Farouk, une étudiante de 20 ans, interrogée parmi les manifestants.

Lamine Chikhi, version française Jean-Philippe Lefief

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