November 21, 2019 / 4:53 PM / 22 days ago

Bolsonaro lance son propre parti, une stratégie à risque

Le président brésilien Jair Bolsonaro a lancé jeudi son propre parti politique, l'Alliance pour le Brésil (APB), placé sous le signe de la lutte contre la corruption et la promotion des valeurs chrétiennes, une initiative qui risque de fragmenter sa base électorale. /Photo prise le 19 novembre 2019/REUTERS/Ueslei Marcelino

BRASILIA (Reuters) - Le président brésilien Jair Bolsonaro a lancé jeudi son propre parti politique, l’Alliance pour le Brésil (APB), placé sous le signe de la lutte contre la corruption et la promotion des valeurs chrétiennes, une initiative qui risque de fragmenter sa base électorale.

Elu l’an dernier sous l’étiquette du Parti social libéral (PSL), l’ancien capitaine soutenu par l’extrême droite se sentait à l’étroit dans une formation dont il n’avait pas rédigé les statuts ni désigné les membres dirigeants.

“Nous avons aujourd’hui l’occasion d’unir tous les Brésiliens de bonne foi pour l’avenir de notre partie”, a-t-il dit dans un hôtel de Brasilia après la première réunion de son Aliança pelo Brasil qui l’a placé à la présidence, la vice-présidence revenant à son fils aîné Flavio.

En quittant le PSL, Bolsonaro prend un risque. Dans un premier temps, l’APB va devoir collecter quelque 500.000 signatures d’ici fin avril pour être en mesure de présenter des candidats aux élections municipales d’octobre.

“Ce qu’ils tentent de faire est un peu kamikaze. Ce n’est pas impossible mais il va falloir beaucoup de temps pour réunir ces signatures et les faire valider”, estime Daniel Falcao, qui enseigne le droit électoral à l’Université de Sao Paulo.

Bolsonaro espère qu’une majorité des 53 députés et trois sénateurs du PSL le suivront dans son Alliance.

Sur le fond, les statuts du parti prônent la lutte contre le communisme, le mondialisme et “toutes les idéologies portant atteinte à la dignité humaine et à l’ordre naturel”. Ils définissent notamment la vie d’un embryon à partir de la conception et prônent le droit de porter des armes à feu pour protéger la vie privée.

Anthony Boadle avec Eduardo Simões à Sao Paulo; Henri-Pierre André pour le service français, édité par Sophie Louet

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