November 19, 2019 / 6:18 AM / 21 days ago

Bolivie: La présidente par intérim annule un déplacement, craignant pour sa sécurité

La présidente bolivienne par intérim, Jeanine Anez (en photo), a annulé lundi un déplacement dans la province de Beni, située dans le nord-est du pays, après qu'une menace de mort crédible a été formulée à son encontre par un "groupe criminel", a déclaré le ministre de l'Intérieur par intérim. /Photo prise le 15 novembre 2019/REUTERS/Henry Romero

LA PAZ (Reuters) - La présidente bolivienne par intérim, Jeanine Anez, a annulé lundi un déplacement dans la province de Beni, située dans le nord-est du pays, après qu’une menace de mort crédible a été formulée à son encontre par un “groupe criminel”, a déclaré le ministre de l’Intérieur par intérim.

S’exprimant lors d’une conférence de presse, Arturo Murillo a accusé les Vénézuéliens, les Cubains et les Colombiens d’être impliqués. Il n’a pas apporté de preuve de ses dires.

Le Venezuela et Cuba sont deux alliés d’Evo Morales, qui s’est réfugié au Mexique après avoir démissionné de la présidence bolivienne le 10 novembre.

Des milliers de producteurs de coca, partisans de Morales, ont défilé dans la journée près de la ville de Cochabamba pour demander le retour du dirigeant socialiste afin que celui-ci puisse terminer son mandat présidentiel qui courait jusqu’en janvier prochain.

La police a fait usage de gaz lacrymogène pour empêcher les manifestants pro-Morales d’entrer dans Cochabamba.

Certains agriculteurs ont lancé des pierres contre les forces de sécurité, a constaté un journaliste de Reuters. Au moins 10 manifestants ont été arrêtés.

La province de Cochabamba, bastion de Morales, a été secouée la semaine dernière par des troubles qui ont donné lieu selon des observateurs à un recours excessif à la force de la part des forces de sécurité, lesquelles ont tiré à balles réelles et tué 10 manifestants dans la ville de Sacaba.

“Ce qui s’est passé à Sacaba n’étaient pas des heurts, c’était une intervention militaire”, a déclaré le défenseur national des droits, appelant au dialogue.

D’après les services du défenseur national des droits, au moins 20 personnes ont été tuées depuis que Morales a démissionné de la présidence, soit davantage que sur l’ensemble des trois semaines précédentes de manifestations consécutives au scrutin contesté du 20 octobre.

Daniel Ramos, Marco Bello à Cochabamba; Jean Terzian pour le service français

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