November 18, 2019 / 6:11 AM / 23 days ago

Le président chilien reconnaît des dérives sécuritaires lors des manifestations

Le président chilien Sebastian Pinera (en photo) a promis dimanche qu'il n'y aurait "aucune impunité" pour les membres des forces de sécurité qui ont eu un recours excessif à la force et violé les droits des manifestants lors des troubles violents qui secouent le pays depuis plus d'un mois. /Photo prise le 24 septembre 2019/REUTERS/Carlo Allegri

SANTIAGO (Reuters) - Le président chilien Sebastian Pinera a promis dimanche qu’il n’y aurait “aucune impunité” pour les membres des forces de sécurité qui ont eu un recours excessif à la force et violé les droits des manifestants lors des troubles violents qui secouent le pays depuis plus d’un mois.

Au moins 20 personnes ont été tuées et des centaines d’autres blessées depuis le début du mouvement de contestation, souvent violent, né de l’annonce début octobre de la hausse du prix des titres de transports. La mesure, suspendue depuis, a alimenté la grogne contre les inégalités sociales et le coût élevé de la vie.

Les procureurs ont annoncé qu’ils enquêtaient sur plus d’un millier de cas d’abus présumés de la part de la police et de l’armée.

“Malgré notre ferme engagement et nos précautions (...) pour protéger les droits humains, dans certains cas les protocoles n’ont pas été respectés, il y a eu un recours excessif à la force et des abus et des crimes ont été commis”, a déclaré Sebastian Pinera lors d’une allocution télévisée dimanche soir.

“Il n’y aura aucune impunité”, a ajouté le chef de l’Etat.

Le gouvernement du dirigeant de centre droit a promis un éventail de réformes pour répondre à la contestation, notamment l’instauration d’un salaire minimum garanti et la hausse des retraites.

Les parlementaires ont aussi approuvé vendredi la tenue en avril 2020 d’un référendum qui pourrait aboutir à une révision constitutionnelle, l’une des revendications des manifestants qui réclament depuis près d’un mois un changement complet du modèle politique et économique du pays.

Pinera a salué cette décision lors de son discours depuis le palais présidentiel. “Nos citoyens auront le dernier mot en ce qui concerne la nouvelle Constitution, la première élaborée en démocratie”, a-t-il dit.

Dave Sherwood et Natalia Ramos; Jean Terzian pour le service français

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