November 5, 2019 / 6:15 AM / 7 days ago

La question de la Catalogne au coeur d'un débat électoral en Espagne

Les chefs de file des principaux partis politiques espagnols se sont opposés, lundi soir lors d'un débat télévisé, sur la manière de gérer le mouvement séparatiste en Catalogne, à six jours d'élections législatives qui pourraient de nouveau conduire à un Parlement fragmenté. /Photo prise le 4 novembre 2019/REUTERS/Susana Vera

MADRID (Reuters) - Les chefs de file des principaux partis politiques espagnols se sont opposés, lundi soir lors d’un débat télévisé, sur la manière de gérer le mouvement séparatiste en Catalogne, à six jours d’élections législatives qui pourraient de nouveau conduire à un Parlement fragmenté.

Les enquêtes d’opinion suggèrent qu’un tiers des électeurs, appelés aux urnes pour la deuxième fois en sept mois, sont toujours indécis et esquissent un nouveau Parlement sans majorité claire.

Les préparatifs de la campagne électorale ont été éclipsés par les violentes manifestations qui ont éclaté en Catalogne, principalement à Barcelone, après la condamnation à des peines d’emprisonnement de neuf dirigeants séparatistes pour la tentative de sécession d’octobre 2017.

“Vous ne croyez pas en la nation espagnole”, a dit le chef de file du Parti populaire (PP, conservateur), Pablo Casado, à l’adresse du Premier ministre sortant Pedro Sanchez, accusant celui-ci d’adopter une position trop douce à l’égard des séparatistes.

Le Parti socialiste ouvrier (PSOE) de Sanchez est donné en tête des sondages mais en recul par rapport au scrutin d’avril dernier.

Les partis de droite ont gagné en popularité depuis les heurts qui ont éclaté en Catalogne et entendent chacun démontrer qu’ils adopteront la ligne la plus dure à l’égard du mouvement séparatiste s’ils accèdent au pouvoir, espérant ainsi attirer davantage d’électeurs.

“Il y a un coup d’Etat permanent en Catalogne”, a déclaré lors du débat télévisé le chef de file de Vox (extrême droite), Santiago Abascal, reprochant cette situation au PP et au PSOE - dont le bipartisme avait rythmé la vie démocratique espagnole après la fin de la dictature franquiste.

Pedro Sanchez a dit avoir répondu aux manifestations en Catalogne de manière ferme et proportionnée. Le dirigeant socialiste a ajouté que, s’il venait à conserver la tête du gouvernement, il modifierait la loi pour établir clairement que l’organisation d’un référendum sur l’indépendance est un crime.

Le chef de file de la coalition de la gauche radicale Unidas Podemos, avec lequel Sanchez a échoué à conclure un accord de coalition gouvernementale après les législatives d’avril dernier, a déclaré que le Premier ministre sortant avait “tort” de penser que la droite pourrait contribuer à régler la situation en Catalogne. Pablo Iglesias a ajouté que la seule solution était de dialoguer avec les séparatistes.

Ingrid Melander, Elena Rodriguez et Belen Carreno; Jean Terzian pour le service français

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