October 30, 2019 / 3:19 PM / 21 days ago

Dernière séance à Westminster pour le président des Communes John Bercow

Comme il l'avait annoncé début septembre, John Bercow quittera jeudi la présidence de la Chambre des communes, fonction qu'il exerçait depuis plus de dix ans. /Photo prise le 30 octobre 2019/REUTERS/Parliament TV

LONDRES (Reuters) - Comme il l’avait annoncé début septembre, John Bercow quittera jeudi la présidence de la Chambre des communes, fonction qu’il exerçait depuis plus de dix ans.

Les murs du parlement britannique ne résonneront plus de ses spectaculaires rappels à l’ordre et les plus sensibles ne s’interrogeront plus sur les motifs singuliers des cravates colorées qu’il arborait.

Au-delà de ces considérations pittoresque, c’est aussi sa conception des rapports entre le gouvernement et le parlement qui laisseront une trace dans l’histoire politique britannique contemporaine.

Dans un pays privé de Constitution écrite et où l’organisation du parlement repose sur des conventions, John Bercow a transformé la fonction autrefois essentiellement décorative de “speaker” des Communes en instrument de pouvoir, ce qui lui a valu les pires invectives des partisans du Brexit.

Membre du Parti conservateur, député depuis 1997, John Bercow fut proche de l’extrême droite britannique dans sa jeunesse avant de bifurquer vers le centre droit et on lui a même prêté l’intention de rejoindre le Parti travailliste comme l’a fait avant lui son épouse Sally.

S’il n’a pas franchi le Rubicon, John Bercow s’est employé tout au long de sa présidence à dépoussiérer les us et coutumes de la Chambre des communes en dépit des objections de son propre parti.

Il a commencé par remplacer l’habit traditionnel du président par une simple robe noire passée par-dessus son costume et mis fin à l’obligation faite aux greffiers de porter la perruque, jugeant que cette tradition contribuait à éloigner le peuple de ses députés.

Les parlementaires doivent aussi à ce père de trois enfants la réforme des horaires des séances, plus compatibles avec leur vie familiale, et la transformation en crèche d’un des nombreux bars de la Chambre des Communes.

Il ne sera toutefois pas regretté par ses adversaires, majoritairement issus des rangs du Parti conservateur qui l’accusent d’avoir pris fait et cause contre la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne et d’avoir contribué à l’allongement du feuilleton du Brexit.

Kylie MacLellan et William James,; Nicolas Delame pour le service français

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