October 29, 2019 / 6:06 AM / 14 days ago

Remaniement ministériel au Chili, la contestation se poursuit

De nouvelles manifestations ont eu lieu lundi au Chili malgré la décision, dans la journée, du président Sebastian Pinera de remplacer huit membres du gouvernement dans le but de calmer le plus important mouvement de contestation depuis la fin de la dictature militaire en 1990. /photo prise le 28 octobre 2019/REUTERS/Juan Gonzalez

SANTIAGO (Reuters) - De nouvelles manifestations ont eu lieu lundi au Chili malgré la décision, dans la journée, du président Sebastian Pinera de remplacer huit membres du gouvernement - dont les ministres de l’Intérieur et des Finances - dans le but de calmer le plus important mouvement de contestation depuis la fin de la dictature militaire en 1990.

La grogne provoquée par l’annonce au début du mois de la hausse du prix des titres de transports et les heurts qui ont suivi avaient déjà poussé Sebastian Pinera à annoncer la semaine dernière le gel de cette mesure et à promettre une réforme sociale.

Le dirigeant de centre droit a limogé lundi le ministre de l’Intérieur, Andres Chadwick, cible des critiques pour avoir décrit les manifestants comme des “criminels”. Chadwick, qui est aussi le cousin et un confident de longue date de Pinera, est remplacé par le ministre en charge des relations avec la législature, Gonzalo Blumel.

Dans une allocution télévisée prononcée depuis le palais présidentiel, Pinera a déclaré que “le Chili a changé, et le gouvernement doit changer aussi pour faire face à ces nouveaux défis”.

Alors que Pinera s’exprimait, des manifestants s’étaient déjà rassemblés devant le palais présidentiel, dans le centre de la capitale Santiago, pour réclamer le départ de l’ancien homme d’affaires. Les contestataires, qui agitaient des drapeaux au son des klaxons, ont été rapidement dispersés par les forces de sécurité qui ont fait usage de gaz lacrymogène.

Plus tard dans la journée, des centaines de manifestants se sont à nouveau rassemblés sur l’une des principales places de la capitale.

Un sondage réalisé par Cadem publié dimanche montre que 80% des Chiliens interrogés disent ne pas trouver appropriées les mesures annoncées par le chef de l’Etat - parmi lesquelles l’instauration d’un salaire minimum garanti, la hausse des retraites et le gel des coûts de l’électricité.

“Nous savons que ces mesures ne résolvent pas tous les problèmes, mais il s’agit d’un premier pas important”, a déclaré Pinera.

Environ un million de Chiliens avaient manifesté vendredi dans les rues de Santiago, le plus grand rassemblement depuis que la contestation a éclaté.

Dave Sherwood et Natalia Ramos; Jean Terzian pour le service français

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