October 26, 2019 / 10:23 AM / a month ago

Nouvelle manifestation en Bolivie contre la réélection de Morales

Les Boliviens se sont rassemblés dans les rues de la capitale La Paz vendredi pour une cinquième journée consécutive pour protester contre la réélection controversée d'Evo Morales à la présidence, le quatrième mandat consécutif du dirigeant socialiste. /Photo prise le 25 octobre 2019/REUTERS/Kai Pfaffenbach

LA PAZ (Reuters) - Les Boliviens se sont rassemblés dans les rues de la capitale La Paz vendredi pour une cinquième journée consécutive pour protester contre la réélection controversée d’Evo Morales à la présidence, le quatrième mandat consécutif du dirigeant socialiste.

Morales, premier autochtone à avoir accédé au pouvoir en 2006, s’est proclamé vainqueur de l’élection de dimanche et a accusé l’opposition de droite de tenter de fomenter un putsch avec des puissances étrangères, sans avancer de preuve de ses dires.

La contestation a débuté lorsque le Tribunal électoral suprême (TSE) a interrompu de manière inattendue les projections sur son site quand un second tour entre Morales et son principal rival, Carlos Mesa, se profilait après dépouillement de 84% des bulletins de vote.

Quand le TSE a repris son décompte, Morales était donné en tête avec une marge supérieure au seuil des 10 points de pourcentage nécessaires pour être élu au premier tour, engendrant des incidents dans plusieurs bureaux électoraux et des heurts entre manifestants et forces de l’ordre.

Des milliers de Boliviens ont défilé dans les rues de la capitale dès mardi, alors que le TSE dépouillait les derniers bulletins de vote, pour exprimer leur colère contre ce qu’ils considèrent comme une tentative de Morales de truquer les résultats de l’élection présidentielle.

Les résultats officiels publiés vendredi ont confirmé la victoire de Morales avec une avance de 10,57 sur Mesa, soit un écart suffisant pour être élu dès le premier tour de scrutin.

Des observateurs indépendants du scrutin, parmi lesquels une délégation de l’Organisation des Etats américains (OAS), ont dénoncé le manque de transparence de l’élection.

L’Union européenne, les Etats-Unis et plusieurs pays de la région (Brésil, Argentine, Colombie) ont appelé à la tenue d’un second tour de scrutin pour apaiser la contestation.

Seuls le Mexique, le Venezuela et Cuba ont félicité Morales pour sa victoire.

Vivian Sequera et Daniel Ramos; Jean Terzian pour le service français

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