October 16, 2019 / 4:53 AM / a month ago

USA/"Impeachment": Pence et Giuliani refusent de coopérer à l'enquête

Le vice-président américain Mike Pence (photo) et l'avocat personnel du président Donald Trump, Rudy Giuliani, ont déclaré mardi qu'ils ne coopéreraient pas avec l'enquête lancée par la Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates, dans le cadre de la procédure de destitution ("impeachment") visant Trump. /Photo prise le 9 octobre 2019/REUTERS/Brenna Norman

WASHINGTON (Reuters) - Le vice-président américain Mike Pence et l’avocat personnel du président Donald Trump, Rudy Giuliani, ont déclaré mardi qu’ils ne coopéreraient pas avec l’enquête lancée par la Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates, dans le cadre de la procédure de destitution (“impeachment”) visant Trump.

En refusant de se conformer aux demandes de trois commissions de la Chambre des représentants, Pence et Giuliani - qui était assigné à transmettre des documents ce mardi au plus tard - illustrent la détermination du camp républicain à entraver l’enquête menée par les démocrates à près d’un an de l’élection présidentielle.

L’avocat personnel de Rudy Giuliani, Jon Sale, a déclaré que son client ne pouvait pas fournir les documents demandés par les démocrates car ces documents étaient protégés par des principes juridiques - la confidentialité des échanges entre un avocat et son client (Donald Trump) et la confidentialité des échanges avec le président.

“Il semble s’agir d’une enquête inconstitutionnelle, sans fondement et illégitime”, a écrit Sale dans une lettre adressée aux commissions de la Chambre, en écho à la position adoptée la semaine dernière par la Maison blanche.

L’avocat de Mike Pence, Matthew E. Morgan, s’est référé à la position de la Maison blanche selon laquelle la Chambre des représentants n’a pas autorité à mener enquête tant qu’un vote sur cette procédure de destitution n’a pas eu lieu. Les chefs de file démocrates estiment qu’un vote n’est pas nécessaire pour entamer cette démarche.

L’enquête a été ouverte après qu’un membre des services du renseignement américain a lancé l’alerte sur une conversation téléphonique en juillet dernier entre Donald Trump et son homologue ukrainien Volodomir Zelenski, accusant le président républicain d’avoir fait pression pour que Kiev enquête sur Joe Biden, favori de la course à l’investiture démocrate pour l’élection présidentielle de novembre 2020.

Karen Freifeld et Jeff Mason, avec Jonathan Landay, Marj Hosenball et Patricia Zengerle; Jean Terzian pour le service français

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