Jean-Marie Le Pen soupçonné d'avoir voulu faire "parler de lui"
PARIS (Reuters) - Peu présent dans les médias depuis ses revers électoraux, Jean-Marie Le Pen a provoqué un nouveau tollé en réitérant dans le magazine "Bretons" ses propos sur les chambres à gaz, "détail" de l'Histoire.
Le parquet de Paris a fait savoir qu'il étudiait la possibilité de poursuivre sur le plan pénal le président du Front national, déjà condamné à 183.200 euros d'amende pour ses premières déclarations sur le sujet en 1987.
Sa propre fille, Marine Le Pen, s'est démarquée des propos du dirigeant d'extrême droite, à quelques jours du traditionnel défilé du 1er mai des partisans du FN.
"Je dis ce que j'ai toujours dit: je ne partage pas sur ces événements la même vision que mon père", a-t-elle dit sur BFM TV.
Pour SOS Racisme, cette interview n'est qu'une "pitoyable tentative" de Jean-Marie Le Pen pour "continuer à exister médiatiquement".
L'association a annoncé qu'elle se porterait partie civile et l'Union des étudiants juifs de France a décidé d'engager des poursuites judiciaires.
L'ex-candidat à l'Elysée, "en pleine perdition politique", s'avance "encore plus sur la voie du négationnisme" pour "faire parler de lui", s'est également indigné le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif).
"C'est à la justice d'agir pour que de telles paroles, qui prennent sciemment le risque de générer haine et division dans notre pays, ne restent pas impunies", a souligné Julien Dray, le porte-parole du Parti socialiste.
"IL SAVAIT CE QU'IL FAISAIT" Suite...



