Destruction du plus grand campement de Roms de Marseille

mardi 22 octobre 2013 00h05
 

MARSEILLE (Reuters) - Les bulldozers ont entrepris lundi de détruire le plus grand campement sauvage de Roms de Marseille, qui abrite environ 400 personnes, a-t-on appris auprès des associations caritatives.

Les familles de Roms avaient déjà évacué cette friche du quartier de la Capelette qu'elles occupaient depuis plus d'un an, dans le Xe arrondissement de la ville, avant l'arrivée des engins de terrassement.

"Les pouvoirs publics continuent à prendre le problème des Roms de manière violente, discriminatoire et non conforme aux droits fondamentaux. Cette politique ne peut pas durer longtemps", a affirmé à Reuters le vice-président départemental de la Ligue des droits de l'homme, Jean-Claude Aparicio.

Selon les responsables associatifs, les Roms évacués "vont grossir les rangs d'autres campements sauvages" de la cité phocéenne, rendant leurs "conditions de vie encore plus sordides".

La justice avait ordonné le 31 juillet l'évacuation du camp de la Capelette en raison de l'occupation illégale du terrain et d'une mise en danger potentielle des personnes, laissant un délai de deux mois aux occupants pour s'en aller.

On recense environ 2.000 Roms dans les Bouches-du-Rhône, dont 1.500 dans la cité phocéenne.

Près de 20.000 Roms originaires de Bulgarie et de Roumanie vivent actuellement dans quelque 400 campements en France et continuent, selon Amnesty International, d'être victimes d'expulsions forcées en violation du droit international en matière de droits de l'homme.

François Hollande s'est engagé à détruire leurs campements illégaux dès lors qu'une décision de justice l'ordonnera.

Jean-François Rosnoblet, édité par Yves Clarisse

 
DESTRUCTION DU CAMPEMENT DE ROMS DE LA CAPELETTE À MARSEILLE