Cinq gardes à vue dans l'enquête sur la mort de Clément Méric

vendredi 7 juin 2013 19h00
 

PARIS (Reuters) - Trois des huit personnes placées en garde à vue dans l'enquête sur la mort à Paris du militant d'extrême gauche Clément Méric ont été remises en liberté vendredi, tandis que les politiques continuent d'exiger la dissolution des groupes d'extrême droite.

Serge Ayoub, le leader des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR) dont certains suspects sont proches, a été de son côté entendu par les enquêteurs.

Selon RTL, l'autopsie a déterminé que Clément Méric, 19 ans, est mort jeudi d'un "coup reçu en plein visage", la veille, lors d'une bagarre avec des skinheads.

D'après les premières conclusions des médecins légistes, "l'ecchymose repérée à l'arrière du crâne, provoquée par la chute du jeune homme sans doute sur un objet métallique, n'est pas à l'origine du décès", précise la radio.

Le bureau du procureur François Molins, qui tiendra une conférence de presse samedi matin, n'a pas confirmé dans l'immédiat. Selon une source proche de l'enquête, les éléments sur la cause du décès ne sont pas encore assez précis.

Deux suspects ont reconnu avoir frappé la victime, mais un seul des deux précise que le jeune homme est tombé à la suite de son coup de poing. Tous deux démentiraient avoir utilisé un poing américain, pièce de métal dans laquelle on passe les doigts.

Les enquêteurs de la PJ cherchent à déterminer les circonstances exactes de la rixe et à vérifier si le ou les auteurs des coups portés à Clément Méric ont utilisé des poings américains, comme l'a déclaré un témoin.

La mort de Clément Méric, étudiant à Sciences-Po et militant "antifasciste" du groupe "Antifa" a suscité une vive émotion au sein de la classe politique.

Une partie des suspects gravitent autour du mouvement Troisième Voie dirigé par Serge Ayoub ou de son organisation pour les jeunes, les JNR.   Suite...

 
Trois des huit personnes placées en garde à vue dans l'enquête sur la mort à Paris du militant d'extrême gauche Clément Méric ont été remises en liberté vendredi, tandis que les politiques continuent d'exiger la dissolution des groupes d'extrême droite. /Photo d'archives/REUTERS