Les Français pessimistes sur l'avenir de leurs enfants

lundi 6 mai 2013 12h34
 

PARIS (Reuters) - Les Français sont plus pessimistes sur l'avenir de leurs enfants que les Italiens ou les Espagnols, pourtant plus durement touchés par la crise économique, selon un sondage Ipsos-CGI-Publicis publié lundi dans Le Monde.

Soixante-douze pour cent des Français pensent que leurs enfants vivront moins bien qu'eux à leur âge contre 53% des Allemands, 58% des Italiens, 50% des Espagnols, 45% des Britanniques et 31% des Polonais, selon ce sondage effectué dans les six pays les plus peuplés de l'Union européenne.

Plus généralement, 70% pour cent des Français portent un regard pessimiste sur la situation actuelle. A titre de comparaison, ils sont 52% à partager cette opinion en Allemagne, 73% en Espagne, 67% en Grande-Bretagne, 71% en Italie et 56% en Pologne.

Les habitants des six pays étudiés craignent avant tout de ne pas pouvoir vieillir dans des conditions dignes (40%), de ne plus pouvoir payer leurs factures (24%), de ne plus pouvoir se soigner correctement (21%) ou de perdre leur emploi.

Pour résoudre la crise, ils estiment qu'il faut avant tout s'attaquer au niveau excessif des impôts (35%), à l'égoïsme des riches (27%), à la fermeture des entreprises industrielles (25%) et au niveau de l'immigration (24%).

Face à la crise, les Européens ont depuis 2008 réduit le coût du forfait de téléphone portable, renoncé à partir en vacances au moins une fois par an ou diminué le coût des courses alimentaires.

L'appartenance à l'Union européenne constitue un handicap pour 64% des Britanniques, 58% des Allemands, 53% des Italiens, 45% des Français, 41% des Espagnols et 30% des Polonais.

Le sondage a été réalisé du 14 mars au 7 avril sur internet auprès d'un échantillon représentatif de 6.198 Européens, selon la méthode des quotas.

Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse

 
Soixante-douze pour cent des Français pensent que leurs enfants vivront moins bien qu'eux à leur âge contre 53% des Allemands, 58% des Italiens, 50% des Espagnols, 45% des Britanniques et 31% des Polonais, selon ce sondage effectué dans les six pays les plus peuplés de l'Union européenne, selon un sondage Ipsos-CGI-Publicis publié lundi dans Le Monde. /Photo d'archives/REUTERS/Darren Staples