Grillo repousse Bersani, les écologistes disent non à la droite

mercredi 27 février 2013 17h38
 

par Barry Moody et Steve Scherer

ROME (Reuters) - Les parlementaires du Mouvement 5 Etoiles (M5S), arrivé en troisième position aux élections en Italie, n'accorderont leur confiance à aucun gouvernement formé par les partis politiques traditionnels.

Beppe Grillo, chef de file du M5S, a cependant pris soin de souligner mercredi que les élus de son mouvement pourraient soutenir au cas par cas des mesures conformes à leur programme électoral.

Le chef de file du Parti démocrate, Pier Luigi Bersani, dont l'alliance de centre gauche a obtenu le plus grand nombre de sièges sans parvenir à remporter la majorité dans aucune des deux chambres du Parlement, a fait des avances mesurées en direction du M5S, dont la percée spectaculaire relève surtout du vote de protestation.

Le mouvement de Beppe Grillo, qui dénonce la politique d'austérité d'inspiration européenne et la classe politique, est devenu le premier parti d'Italie à la faveur des scrutins de dimanche et lundi.

Il est toutefois arrivé de peu derrière les coalitions de centre gauche et de centre droit, qui ne disposent ni l'une ni l'autre d'une majorité au Parlement.

Sur son blog, l'ancien humoriste, dont les troupes tiennent la clé de l'équilibre au Parlement, a claqué la porte au nez de Pier Luigi Bersani et l'a abreuvé d'injures, tout comme d'autres dirigeants du centre gauche.

Il a notamment accusé le chef de file du PD de faire des propositions "indécentes" à son mouvement anti-système.

Beppe Grillo traite ainsi le dirigeant du centre gauche de "mort vivant doué de la parole" et de "harceleur politique" et lui reproche de ne pas avoir démissionné au lendemain du scrutin pour, affirme-t-il, sa piètre performance électorale.   Suite...

 
La Chambre des députés, à Rome. Les parlementaires du Mouvement 5 Etoiles (M5S), arrivé en troisième position de la consultation en Italie, n'accorderont leur confiance à aucun gouvernement formé par les partis politiques traditionnels tandis que le SEL (Gauche, Ecologie, Liberté, allié au PD), a exclu toute alliance de gouvernement avec le centre droit de Silvio Berlusconi. /Photo prise le 7 décembre 2012/REUTERS/Tony Gentile