François Hollande entre volontarisme et renoncements

mercredi 27 février 2013 16h20
 

par Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) - En renonçant à ramener les déficits publics à 3% en 2013, socle de son programme électoral, François Hollande déçoit un pays confronté aux contradictions d'un exécutif contraint de revenir sur ses promesses tout en tentant de préserver l'unité sociale.

Dernières alertes en date : la hausse du chômage, pour le 21e mois consécutif et les chaotiques résultats des élections italiennes qui fragilisent de nouveau une zone euro où des peuples rejettent en bloc l'austérité et relancent une crise dont le président français avait décrété la fin.

En France, les sombres prévisions de la Commission européenne anesthésient le volontarisme de l'Elysée, en passe de renoncer à inverser la courbe du chômage d'ici fin 2013 après avoir revu à la baisse ses prévisions de croissance.

"S'il n'y a pas d'objectif, il n'y a pas de volonté et moi je ne me résigne pas", disait-il toutefois samedi, tandis que le ministre du travail Michel Sapin a décrété mercredi la "mobilisation générale" pour y parvenir.

François Hollande a aussi reconnu que 2013 serait l'année de nouvelles économies et, "subsidiairement", de nouveaux impôts.

Une trahison pour la droite. Un sujet d'inquiétude pour la gauche, où le premier secrétaire du Parti socialiste, Harlem Désir, et le président de l'Assemblée, Claude Bartolone, ont demandé de "ne pas rajouter de nouveaux prélèvements".

CLIVAGE À GAUCHE

Pour les politologues, le chef de l'Etat se retrouve devant des équations politico-économiques difficiles à résoudre.   Suite...

 
En renonçant à ramener les déficits publics à 3% en 2013, socle de son programme électoral, François Hollande déçoit un pays confronté aux contradictions d'un exécutif contraint de revenir sur ses promesses tout en tentant de préserver l'unité sociale. /Photo prise le 21 février 2013/REUTERS/Philippe Wojazer