Incertitude en Italie sur l'issue des législatives

dimanche 24 février 2013 15h27
 

par Catherine Hornby

ROME (Reuters) - Les Italiens sont appelés aux urnes dimanche et lundi pour élire un nouveau parlement, des élections très suivies par les marchés financiers qui craignent un blocage politique susceptible de ranimer la crise de la zone euro.

La campagne pour les législatives, les sénatoriales et les régionales a pris fin vendredi soir avec les derniers meetings des têtes de liste.

L'humoriste Beppe Grillo a volé la vedette à ses concurrents des partis traditionnels en rassemblant un demi-million de personnes dans le centre de Rome, illustrant la progression attendue de son Mouvement Cinq Etoiles (M5S) dans les urnes.

"C'est le seul élément vraiment nouveau dans un paysage politique où nous avons vu les mêmes têtes pendant trop longtemps", a dit de lui Vincenzo Cannizzaro, un Palermitain de 48 ans, en allant voter.

Il neigeait dimanche dans le nord de l'Italie, et l'épisode neigeux devrait se poursuivre lundi, ce qui pourrait décourager une partie des 47 millions d'inscrits à accomplir leur devoir électoral, même si le ministère de l'Intérieur a dit avoir pris toutes les dispositions pour permettre aux électeurs de se rendre dans les bureaux de vote.

Ces derniers ont ouvert à 08h00 et fermeront à 22h00. Les opérations de vote reprendront lundi matin à 07h00 et s'achèveront à 15h00. On connaîtra alors les résultats des sondages sortie des urnes et les premières projections. Les résultats officiels ne sont pas attendus avant lundi soir.

Les trois principaux leaders politiques ont voté dès dimanche.

Le chef de file du centre-gauche Pier Luigi Bersani, favori pour le poste de président du Conseil, a déposé son bulletin dans l'urne dans sa ville de Plaisance, tandis que le centriste Mario Monti, chef du gouvernement sortant, a voté avec sa femme dans une école de Milan.   Suite...

 
Bureau de vote à Rome. Les Italiens sont appelés aux urnes dimanche et lundi pour élire un nouveau parlement, des élections très suivies par les marchés financiers qui craignent un blocage politique susceptible de ranimer la crise de la zone euro. /Photo prise le 24 février 2013/REUTERS/Yara Nardi