Spanghero abandonne son activité de négoce

vendredi 22 février 2013 17h48
 

PARIS (Reuters) - La société Spanghero, soupçonnée dans le scandale de la viande de cheval étiquetée comme du boeuf, a annoncé vendredi l'abandon de son activité de négoce après le maintien par le gouvernement de la suspension de son agrément pour ce type d'activité.

Elle a décidé, en revanche, de se recentrer sur les activités de découpe, de préparation de viande et de fabrication de produits à base de viande, pour lesquelles tous les agréments nécessaires ont été définitivement confirmés.

Ces activités constituent son "coeur de métier", alors que celles d'entreposage de matières premières congelées ne représentent que 2% de son chiffre d'affaires, souligne l'entreprise dans un communiqué.

Les dirigeants de la société, qu'ils disent "en grand danger", rappellent que les services vétérinaires n'ont relevé aucune non-conformité sur les matières premières ou les produits élaborés, "qui se sont tous révélés de bonne qualité".

"Toutefois, la relance de l'activité est conditionnée au retour rapide des commandes, ce qui peut demander un peu de temps", précisent-ils dans un communiqué.

Pour les matières premières congelées, le ministère de l'Agriculture attendait vendredi les résultats des investigations menées sur 90% des stocks présents avant de prolonger ou lever la suspension décidée la semaine dernière.

Or, les conclusions de cette enquête ont conduit "à maintenir la suspension de l'agrément sanitaire de cet entrepôt et à maintenir les produits stockés ou y entrant sous contrôle officiel renforcé", a-t-il indiqué dans un communiqué.

ENQUÊTE AUX PAYS-BAS

Cette suspension restait provisoire, dans l'attente de l'analyse de deux lots complémentaires, mais Spanghero a préféré en tirer les conséquences sans attendre.   Suite...

 
La société Spanghero, soupçonnée dans le scandale de la viande de cheval étiquetée comme du boeuf, a annoncé vendredi l'abandon de son activité de négoce après le maintien par le gouvernement de la suspension de son agrément pour ce type d'activité. /Photo prise le 15 février 2013/REUTERS/Jean-Philippe Arles