François Fillon veut revenir au premier plan, pour longtemps

vendredi 22 février 2013 17h42
 

par Sophie Louet

PARIS (Reuters) - François Fillon, dont l'image s'est fissurée lors du conflit pour la présidence de l'UMP, orchestre son retour politique afin de restaurer son crédit auprès des électeurs de droite et préparer la primaire d'investiture présidentielle de 2016.

Avare d'apparitions et déclarations publiques depuis "la guerre des 30 jours", l'ex-Premier ministre de Nicolas Sarkozy revient à l'avant-scène à la faveur d'un passage au journal de 20 heures de TF1, dimanche, d'une interview au Monde, vraisemblablement lundi et d'un meeting mardi à la Mutualité, salle parisienne qui accueillit le congrès d'investiture des socialistes Lionel Jospin et Ségolène Royal.

Quelques billets sur son blog, de rares "tweets", une allocution à l'Assemblée lors du débat sur le mariage gay, un discours devant les cadres de l'UMP : le "discret" et "solitaire" député de Paris met les nerfs de ses partisans à rude épreuve à force d'incertitudes sur sa stratégie.

François Fillon a assuré ses soutiens parlementaires que sa détermination restait "entière", mais pour quels desseins ?

Les élections municipales de 2014 à Paris, considérées comme une possible rampe de lancement pour la présidentielle de 2017, désormais écartées, reste la question d'une candidature à l'élection-bis pour la direction de l'UMP, en septembre, qui ne sera réglée qu'en juin.

Des proches lui conseillent de ne pas "s'abîmer" dans un nouveau pugilat avec son ennemi intime Jean-François Copé. Il lui faut retrouver son crédit d'"homme d'Etat", dit un élu, "s'élever au-dessus de la mêlée".

"PAS LE GENRE À TOMBER DANS LES OUBLIETTES"

L'équation est compliquée pour François Fillon, qui a révélé des talents inusités de guerrier à l'automne après avoir péché autant par naïveté que par orgueil : une nouvelle empoignade le rebute, mais comment briguer l'Elysée sans l'appui du parti ?   Suite...

 
François Fillon, dont l'image s'est fissurée lors du conflit pour la présidence de l'UMP, orchestre son retour politique afin de restaurer son crédit auprès des électeurs de droite et préparer la primaire d'investiture présidentielle de 2016. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau