Ayrault se défend de tout assistanat envers les jeunes

jeudi 21 février 2013 20h24
 

PARIS (Reuters) - Présentant les 47 mesures qui doivent concrétiser la promesse de François Hollande d'améliorer le sort des jeunes d'ici 2017, Jean-Marc Ayrault s'est défendu jeudi de mettre en oeuvre une politique d'"assistanat", comme l'en accuse l'opposition.

Le Premier ministre a ainsi plaidé pour la "garantie jeune", un nouveau dispositif qui octroiera le Revenu de solidarité (RSA) aux jeunes de moins de 25 ans qui s'engageront à suivre un accompagnement vers une formation ou un emploi.

"Cela n'a rien à voir (...) avec ce qu'à droite on a appelé l'assistanat", s'est défendu le Premier ministre, à l'issue d'un comité interministériel consacré à la jeunesse.

Attaquée par la droite, la politique de Jean-Marc Ayrault est aussi critiquée à gauche par des associations de jeunesse qui réclament la généralisation du RSA à partir de 18 ans.

Saluant la volonté du gouvernement d'associer les jeunes à l'élaboration de son plan pour la jeunesse, Bertrand Coly, le secrétaire général du Mouvement rural de jeunesse chrétienne, a émis des réserves sur le volet social du plan gouvernemental.

"Sur la question des droits sociaux, là il nous semble que ce qui est en train d'être travaillé aujourd'hui n'est pas suffisant", a-t-il indiqué après une rencontre jeudi entre des organisations de jeunesse et le Premier ministre.

Les principales mesures du plan "Priorité jeunesse" ont été annoncées en janvier à Grenoble par François Hollande lors de la présentation de ses voeux à la jeunesse.

Elles comprennent de nombreux dispositifs déjà en place ou annoncés comme les emplois d'avenir, les contrats de génération, ou encore les "emplois francs" pour favoriser l'emploi des jeunes issus des zones urbaines sensibles.

Julien Ponthus, édité par Guy Kerivel

 
Présentant les 47 mesures qui doivent concrétiser la promesse de François Hollande d'améliorer le sort des jeunes d'ici 2017, Jean-Marc Ayrault s'est défendu jeudi de mettre en oeuvre une politique d'"assistanat", comme l'en accuse l'opposition. /Photo prise le 20 février 2013/REUTERS/Charles Platiau