La libération des otages français du Cameroun démentie

jeudi 21 février 2013 15h46
 

PARIS (Reuters) - Les autorités françaises, nigérianes et camerounaises ont démenti jeudi les "rumeurs" sur la libération des sept otages français enlevés mardi au Cameroun.

Le ministre aux Anciens Combattants Kader Arif avait dans un premier temps confirmé à l'Assemblée nationale des informations de presse faisant état de la libération de cette famille composée de trois adultes et de quatre enfants.

Quelques minutes plus tard, après avoir fébrilement consulté son smartphone, il a repris la parole dans l'hémicycle.

"C'était une information parue par voie de presse. Il n'y a pas pour le moment de confirmation officielle à ce stade de la libération", a-t-il corrigé.

Le directeur du centre de crise du ministère français des Affaires étrangères a formellement démenti cette information.

"Après vérification de nos ambassades, cette information apparaît sans fondement", a expliqué Didier Le Bret.

"Les gouvernements des pays concernés, principalement le Nigeria et le Cameroun, ont également démenti. Dès le début de la matinée, dès que la rumeur a commencé à circuler, le Quai d'Orsay, à travers le centre de crise, a bien évidemment informé au premier les familles de ce que cette information n'était pas recoupée et qu'il fallait la prendre avec la plus grande prudence", a-t-il ajouté.

Le ministre camerounais de l'Information, Issa Tchiroma Bakary, a parlé de "folle rumeur".

"Nous ne savons pas d'où ça vient", a-t-il dit à Reuters.   Suite...

 
Vue du ministère des Affaires étrangères, à Paris. Le directeur du centre de crise du Quai d'Orsay ainsi que les autorités nigérianes et camerounaises ont démenti jeudi les "rumeurs" sur la libération des sept otages français enlevés mardi au Cameroun. /Photo d'archives/REUTERS/Régis Duvignau