Le Medef critique l'abrogation du jour de carence

jeudi 21 février 2013 14h06
 

PARIS (Reuters) - La présidente du Medef, Laurence Parisot, a critiqué jeudi l'abrogation par le gouvernement du "jour de carence", la non rémunération du premier jour d'arrêt maladie dans la fonction publique, estimant qu'elle coûterait cher à l'Etat.

Les syndicats du secteur se sont félicités pour leur part de la décision annoncée mercredi soir par la ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu, qui indique dans Les Echos avoir voulu mettre fin à une mesure "injuste, inutile et inefficace".

Son abrogation intervient deux semaines après que le gouvernement a confirmé qu'il n'y aurait pas de revalorisation générale des salaires dans la fonction publique cette année du fait de la situation tendue des finances publiques.

Instaurée en 2012 par le précédent gouvernement, cette journée avait pour but de réduire les inégalités avec le secteur privé, où la période de carence est de trois jours, et implicitement de lutter contre l'absentéisme.

"C'est une décision qui n'est pas raisonnable du tout", a dit Laurence Parisot sur RTL. "C'est une décision qui coûte cher", a-t-elle ajouté en avançant un coût total de 200 millions d'euros.

Marylise Lebranchu fait état dans Les Echos d'un coût de 60 millions pour le seul Etat employeur.

La Fédération hospitalière de France, qui regroupe les établissements de soins publics, avait réclamé pour sa part le maintien du dispositif en faisant valoir qu'il a permis de réduire l'absentéisme dans le secteur, des enquêtes faisant état de reculs compris entre 3% et 6% de celui-ci qui aurait permis une économie de 65 à 75 millions d'euros en année pleine.

"LE COMPTE N'Y EST PAS"

Dans un communiqué, la CGPME a estimé que "cette mesure inéquitable rendra sans aucun doute plus difficile encore les prochaines mesures de réduction des dépenses publiques, le secteur privé ne pouvant continuer à faire vivre la fonction publique à crédit plus longtemps."   Suite...

 
La présidente du Medef, Laurence Parisot, a critiqué jeudi sur RTL l'abrogation par le gouvernement du "jour de carence", la non rémunération du premier jour d'arrêt maladie dans la fonction publique, estimant que cette mesure coûterait cher à l'Etat. /Photo prise le 29 août 2012/REUTERS/Charles Platiau