Les fidèles de Nicolas Sarkozy rejouent l'éternel retour

mercredi 20 février 2013 18h20
 

par Sophie Louet

PARIS (Reuters) - Les fidèles de Nicolas Sarkozy ont esquissé mercredi les voies d'un retour de l'ex-président lors d'un colloque sur les acquis diplomatiques du précédent quinquennat qui tenait autant de l'hagiographie que de la diatribe contre François Hollande.

Bruit de fond sans conséquence pour les détracteurs les plus sceptiques, antienne entêtante pour les prétendants à l'Elysée à droite, la petite musique sarkozyste a résonné à La Maison de la Chimie en la présence muette et discrète de l'ancien Premier ministre François Fillon, resté environ une heure le matin, de son rival à la présidence de l'UMP Jean-François Copé, venu l'après-midi, d'ex-ministres et de centaines de partisans.

L'ancien président, qui s'astreint à une stricte réserve depuis la défaite du 6 mai 2012 à l'exception d'une intervention publique sur la Syrie en août dernier, était absent.

"Il ne faut pas que notre rencontre soit le cénacle de la nostalgie", a lancé l'ex-ministre Henri de Raincourt.

Hésitant parfois entre l'éloge funèbre et le panégyrique pompier, la réunion de l'association des Amis de Nicolas Sarkozy sur "la place de la France dans le monde" a nourri à dessein regret et suspense pour légitimer tous les scénarios.

"L'avenir dira si les Français veulent encore de Nicolas Sarkozy, mais une chose est sûre, la France a besoin du sarkozysme", a affirmé l'ancien ministre Christian Estrosi.

Et le député Olivier Dassault de renchérir: "Nicolas, les soirs de défaite peuvent être aussi des veilles de victoire..."

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Nadine Morano, Brice Hortefeux et Christian Estrosi, lors d'une réunion de l'association des Amis de Nicolas Sarkozy, mercredi à Paris. Les fidèles de l'ancien président ont esquissé mercredi les voies d'un retour de ce dernier lors d'un colloque sur les acquis diplomatiques du précédent quinquennat qui tenait autant de l'hagiographie que de la diatribe contre François Hollande. /Photo prise le 20 février 2013/REUTERS/Philippe Wojazer