Pas de lien établi entre les sept rapts et le Mali, dit Le Drian

mercredi 20 février 2013 12h56
 

PARIS (Reuters) - Aucun lien n'est établi entre l'enlèvement de sept Français au Cameroun mardi et l'intervention militaire française au Mali, a déclaré mercredi le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Sept touristes français, dont quatre enfants, ont été enlevés dans l'extrême nord du Cameroun, à une dizaine de kilomètres de la frontière du Nigeria.

Selon le ministre des Relations extérieures du Cameroun, les ravisseurs ont traversé avec leurs otages la frontière du Nigeria, dont le Nord-Est, frontalier avec le Cameroun, est un bastion de la secte islamiste Boko Haram.

Interrogé sur France 2 sur un éventuel lien entre le rapt et l'opération Serval lancée le 11 janvier au Mali pour repousser des groupes islamistes armés, Jean-Yves Le Drian a répondu : "On ne peut pas le dire (...) Le Nigeria c'est une autre situation".

"Nous estimons que c'est la secte Boko Haram qui a procédé à l'enlèvement mais on n'a pas encore la signature et là malheureusement, la terreur succède à l'horreur, cette secte (...) est en train d'enlever des enfants", a-t-il poursuivi.

"A l'heure actuelle, non (le lien n'est pas établi) mais la méthode oui. Ce sont des groupes qui se réclament du même fondamentalisme, qui ont les mêmes méthodes, que ce soit au Mali, que ce soit en Somalie ou que ce soit au Nigeria".

Ces groupes souhaitent instaurer une zone de non-droit entre le Golfe de Guinée et le Soudan, "un très grand Sahel", qui est une zone où passent tous les trafics, a souligné le ministre de la Défense.

Le président François Hollande a refusé mardi d'établir un lien entre l'intervention française au Mali et l'enlèvement.

Boko Haram, responsable de nombreuses attaques et attentats, a pris les armes pour tenter d'imposer la "charia" (loi coranique) dans la moitié nord du pays le plus peuplé d'Afrique qui compte approximativement autant de musulmans que de chrétiens.   Suite...

 
Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a déclaré mercredi qu'aucun lien n'était établi entre l'enlèvement de sept Français au Cameroun mardi et l'intervention militaire française au Mali. /Photo prise le 14 janvier 2013/REUTERS/Philippe Wojazer