Dati, candidate à Paris, se dit victime de pressions de l'UMP

mercredi 20 février 2013 12h15
 

PARIS (Reuters) - Rachida Dati, candidate aux primaires UMP pour les municipales 2014 à Paris, s'est dite victime mercredi de pressions et d'une campagne de déstabilisation de la part de plusieurs élus de son parti.

"Depuis 2007, curieusement, on n'a de cesse de me dénigrer, me déstabiliser, de me menacer, de me mettre des pressions, encore récemment, il y a un déjeuner parisien où j'ai été insultée", a déclaré la maire du VIIe arrondissement de Paris sur BFM TV-RMC.

Selon Le Canard enchaîné, Rachida Dati et le député-maire du XVIe, Claude Goasguen, ont eu récemment un vif échange lors d'un déjeuner d'élus UMP de Paris le 12 février.

"Ne ramène pas dans la capitale tes moeurs du 9-3", aurait lancé Claude Goasguen à cette occasion.

"Il trouve que je ne suis pas légitime pour me présenter à Paris et considère qu'ici ce n'est pas le 9-3", a indiqué Rachida Dati mercredi, jugeant "ignoble" cette déclaration.

"J'ai vu des militantes ou des élues s'écraser et certaines qui étaient présentes à ce déjeuner étaient ravies que je puisse ne pas me laisser faire".

L'ancienne ministre de la Justice accuse par ailleurs l'ex-ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux d'appeler les élus pour leur dire "vous soutenez Nathalie (Kosciusko-Morizet) pour faire dégager Rachida Dati".

Quant au député de Paris Bernard Debré, "il m'insulte matin midi et soir. Lui je pense que c'est une histoire de conditions sociales, lui, je pense que ça le gêne que je puisse avoir transgressé, être partie d'une condition sociale et avoir accédé à une autre".

Rachida Dati a par ailleurs indiqué que Nicolas Sarkozy lui avait dit qu'il ne soutenait pas Nathalie Kosciusko-Morizet et qu'il "ne se mêlait pas" de cette campagne.

Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse

 
Rachida Dati, candidate aux primaires UMP pour les municipales 2014 à Paris, s'est dite victime mercredi de pressions et d'une campagne de déstabilisation de la part de plusieurs élus de son parti. /Photo d'archives/REUTERS/Benoît Tessier