20 février 2013 / 08:39 / il y a 5 ans

Ségolène Royal trouve un point de chute à la BPI

PARIS (Reuters) - L‘ancienne candidate socialiste à l‘élection présidentielle en France, Ségolène Royal, va être nommée vice-présidente de la Banque publique d‘investissement (BPI), a annoncé mercredi le président de l‘institution, Jean-Pierre Jouyet.

Ségolène Royal va être nommée vice-présidente de la Banque publique d'investissement (BPI), a annoncé mercredi le président de la BPI Jean-Pierre Jouyet. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

Le directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), un proche du président François Hollande, a souligné sur France Inter que l‘ancienne compagne du chef de l‘Etat formerait un “tandem” paritaire avec lui.

“Je pense qu‘elle saura bien porter la parole de la Banque publique d‘investissement sur le plan politique”, a-t-il dit.

Le nom de la présidente de la région Poitou-Charentes sera proposé lors du premier conseil d‘administration de la BPI, une institution chargée d‘apporter un soutien financier aux petites et moyennes entreprises et aux entreprises de taille intermédiaire, qui doit se tenir jeudi à Dijon.

Ségolène Royal a déclaré sur Twitter qu‘elle voulait servir “efficacement, mais modestement, une grande idée”.

“Au sein du conseil d‘administration de la BPI, comportement exemplaire: fonction gratuite, pas de rémunération et surveillance des dépenses”, écrit-elle.

L‘établissement, dont l‘Etat et la Caisse des dépôts sont actionnaires, doit permettre de réunir dans chaque région, grâce à des guichets uniques, plusieurs structures existantes, notamment le Fonds stratégique d‘investissement (FSI), Oséo -la banque des PME- et CDC Entreprises, une filiale de la CDC.

SERVIR SON PAYS

Ségolène Royal a estimé que le poste était cohérent avec ses idéaux. “J‘ai préfiguré cette banque publique dans ma région, je sais que ça marche”, a-t-elle dit sur France Inter.

“Il faut qu‘aujourd‘hui tous les chefs d‘entreprise qui ont des idées, qui ont des marchés et qui aujourd‘hui n‘ont pas les moyens financiers d‘y répondre puissent se dire ‘il y a cette banque publique d‘investissement qui est là, qui est à nos côtés’ pour faire en sorte que la matière grise française puisse aujourd‘hui se transformer en activité économique, en création d‘emploi et en conquête de marchés extérieurs”, a-t-elle estimé.

Lors du compte rendu du conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a jugé ce choix de personne “particulièrement pertinent”.

“Cette idée d‘une Banque publique d‘investissement, Ségolène Royal l‘a portée haut et fort. Elle en sait l‘intérêt et la voir enfin mise en oeuvre, c‘est un grand jour pour tous ceux qui y croyaient”, a-t-elle dit.

Pour la porte-parole, qui a travaillé aux côtés de Ségolène Royal lorsqu‘elle brigua l‘Elysée en 2007, l‘élue “aura beaucoup à porter, à la fois par ses qualités propres et comme présidente d‘une région qui a déjà mis en oeuvre de façon expérimentale un certain nombre de missions aujourd‘hui confiées à la BPI”.

Invité du “Talk Orange Le Figaro”, l‘ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a ironisé sur cette future nomination.

“La voilà banquière”, a dit le sénateur de la Vienne tandis que le président des jeunes actifs de l‘UMP Franck Allisio a dénoncé la nomination d‘une personne “totalement étrangère au domaine d‘action de la BPI.”

Depuis sa défaite, en juin dernier, aux élections législatives à La Rochelle face au dissident socialiste Olivier Falorni et son rêve brisé d‘accéder à la présidence de l‘Assemblée nationale, Ségolène Royal a exprimé à plusieurs reprises sa volonté d‘être “utile à son pays”.

Beau joueur, Olivier Falorni a estimé que Ségolène Royal était “légitime à ce poste” et lui a souhaité bonne chance.

“En tant que présidente de région elle a eu l‘occasion de prouver qu‘elle avait des capacités de se mobiliser en faveur de l‘investissement pour les entreprises”, a dit le député de Charente-Maritime dans les couloirs de l‘Assemblée. “En matière de communication, je serais plus réservé, j‘ai eu l‘occasion de le mesurer lors d‘une élection que vous avez tous suivie.”

Marine Pennetier et Elizabeth Pineau, avec Emile Picy, édité par Yves Clarisse

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