Arnaud Montebourg défend les Goodyear "insultés" par Titan

mercredi 20 février 2013 20h26
 

PARIS (Reuters) - Le PDG de Titan International a vivement critiqué les "soi-disant ouvriers" de l'usine de pneus Goodyear d'Amiens-Nord menacée de fermeture, s'attirant mercredi une réplique au vitriol du ministre du Redressement productif.

Arnaud Montebourg, destinataire du courrier de Maurice M. Taylor Junior qui, un temps pressenti pour reprendre l'usine, a jeté l'éponge après avoir vu des ouvriers qui ne travaillent que "trois heures" par jour, évoque dans une lettre transmise à la presse des "propos aussi extrémistes qu'insultants".

Titan, qui a repris une partie des activités du producteur de pneumatiques dans le monde, a renoncé en 2012 à le faire pour le site d'Amiens-Nord, qui compte près de 1.200 salariés, faute d'accord avec la CGT sur un plan de départs volontaires.

Arnaud Montebourg, qui a tenté de relancer les discussions en début d'année avec Titan, a finalement annoncé le 12 février dernier que le groupe américain avait décidé de ne pas reprendre les négociations sur l'avenir du site.

"J'ai visité cette usine plusieurs fois", écrit Maurice M. Taylor Junior dans une lettre en anglais datée du 8 février, dont des extraits en français sont publiés par Les Echos et Le Canard Enchaîné mercredi.

"Les salariés français touchent des salaires élevés mais ne travaillent que trois heures. Ils ont une heure pour leurs pauses et leur déjeuner, discutent pendant trois heures et travaillent trois heures."

"Je l'ai dit en face aux syndicalistes français. Ils m'ont répondu que c'était comme ça en France", ajoute-t-il.

LETTRE INSULTANTE

Dans sa lettre, le PDG de Titan fait référence à un courrier envoyé par Arnaud Montebourg le 31 janvier dans lequel le ministre lui aurait demandé d'entamer de nouvelles discussions.   Suite...

 
Le PDG de Titan International, un temps pressenti pour reprendre l'usine de pneus Goodyear à Amiens-Nord, a vivement critiqué les "soi-disant ouvriers" de l'usine menacée de fermeture, s'attirant mercredi une réplique au vitriol du ministre du Redressement productif. Arnaud Montebourg évoque dans une lettre transmise à la presse des "propos aussi extrémistes qu'insultants". /Photo prise le 31 janvier 2013/REUTERS/Pascal Rossignol