La réforme des rythmes scolaires reportée à 2014 à Lyon

mardi 19 février 2013 15h32
 

PARIS (Reuters) - Le maire socialiste de Lyon, Gérard Collomb, a annoncé mardi qu'il attendrait 2014 pour mettre en place la réforme des rythmes scolaires contestée par une majorité d'enseignants.

Les communes ont jusqu'au 31 mars pour décider si elles appliqueront dès cette année ou en 2014 la réforme qui instaure le retour à la semaine de 4,5 jours. Le ministre de l'Education nationale Vincent Peillon espère qu'au moins 50% des élèves passeront aux quatre jours et demi dès septembre 2013.

"J'ai décidé d'attendre 2014", annonce Gérard Collomb dans les colonnes du Progrès, soulignant qu'il faut "du temps pour que les choses puissent se faire de manière efficace".

"On va essayer de construire une convergence. Pour mettre en place une réforme, il faut une large adhésion. Sinon, il y a du regret, de l'amertume, de la nostalgie", ajoute-t-il.

Avec la réforme, les journées de classe seraient raccourcies en moyenne de 45 minutes, consacrées alors à des activités culturelles ou sportives, mais les communes comme les syndicats se demandent avec quel personnel et quel budget.

Le gouvernement va débloquer un fonds spécifique de 250 millions d'euros en 2013, un montant jugé insuffisant par les détracteurs de la réforme.

"Le problème financier est extrêmement important", reconnaît Gérard Collomb. "Le ministère comprend nos difficultés. Ce qui compte, c'est d'avoir donné le coup d'envoi d'une réflexion qui dépasse largement celles des rythmes scolaires."

A Paris, le maire socialiste Bertrand Delanoë, favorable à la mise en place de la réforme dès septembre 2013, a indiqué que la décision finale serait prise fin mars.

Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse

 
Le maire socialiste de Lyon, Gérard Collomb, a annoncé qu'il attendrait 2014 pour mettre en place la réforme des rythmes scolaires contestée par une majorité d'enseignants. Les communes ont jusqu'au 31 mars pour décider si elles appliqueront dès cette année ou en 2014 la réforme qui instaure le retour à la semaine de 4,5 jours. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau