Le père perché sur une grue à Nantes cesse son action

lundi 18 février 2013 20h52
 

NANTES (Reuters) - Le père divorcé retranché depuis vendredi en haut d'une ancienne grue du port de Nantes pour obtenir le droit de voir son enfant est redescendu lundi de son perchoir tout en se disant "furieux" des propos du gouvernement sur le droit de garde des pères.

Serge Charnay, un ancien informaticien de 43 ans, a décidé de cesser son action après une réunion sur les droits des pères organisée par la ministre de la Justice, Christiane Taubira, à la demande du Premier ministre, qui s'est saisi du dossier.

Mais il s'est dit déçu par les gestes du gouvernement, estimant qu'il s'agissait de propos sans lendemain et s'en est pris aux femmes ministres du gouvernement.

"Je demande aux médias d'arrêter de divulguer les faux chiffres que nous servent le 'parti du ministère des Femmes' qu'on a mis au pouvoir à grand frais de nos impôts, avec Najat Vallaut-Belkacem en tête, et le ministère de la Famille par madame Bertinotti", a-t-il dit.

Selon une étude du ministère de la Justice, dans 76,8% des cas de divorce en 2010, les enfants sont hébergés chez leur mère en résidence principale mais Serge Charnay estime que ce pourcentage est de 85%.

Dominique Bertinotti, ministre déléguée à la Famille, lui a reproché de chercher à rallumer une guerre des sexes.

"Il se déconsidère en tenant ces propos-là et puis il rallume une guerre des sexes (…) Je trouve cela dommageable pour la cause qu'il entend défendre", a-t-elle déclaré sur BFM-TV.

"On ne peut pas empêcher des propos misogynes ou ordinairement machistes, ils sont encore légion assez courante", a-t-elle ajouté.

Ce père d'un petit garçon, Benoît, réclame plus d'égalité dans les décisions de justice sur la garde des enfants.   Suite...

 
Serge Charney, le père divorcé retranché depuis vendredi en haut d'une ancienne grue du port de Nantes pour obtenir le droit de voir son enfant, est redescendu lundi de son perchoir tout en se disant "furieux" des propos du gouvernement sur le droit de garde des pères. /Photo prise le 18 février 2013/REUTERS/Stéphane Mahé