Premier contrat de génération, outil anti-chômage

lundi 18 février 2013 17h56
 

SAINT-FONS, Rhône (Reuters) - Le ministre du Travail Michel Sapin a signé lundi le premier "contrat de génération", un dispositif qui doit permettre selon lui de participer à l'inversion de la courbe du chômage avant la fin de l'année, comme s'y est engagé François Hollande.

Le Parlement français a adopté jeudi le projet de loi créant ces contrats destinés à favoriser l'embauche de 500.000 jeunes en cinq ans et le maintien des seniors dans l'emploi grâce à des allègements de charges.

"C'est comme ça qu'on va inverser la courbe du chômage", a dit Michel Sapin en signant en banlieue lyonnaise le premier de ces contrats dans l'entreprise Serdex, spécialisée dans les travaux publics et l'environnement.

Les lettres de cadrage demandant aux ministères de réduire leurs dépenses ne toucheront pas ce dispositif, a-t-il dit.

"C'est une mesure qui a un coût, mais le gouvernement sait quelles sont ses priorités. L'emploi, c'est la priorité et les effets de cette mesures se feront sentir prochainement."

Il a maintenu à 500.000 contrats l'objectif à atteindre pour un coût d'un milliard d'euros par an en année de croisière.

"Ce n'est pas beaucoup", a-t-il ajouté en précisant qu'en réalité un million de personnes seraient concernées, puisqu'aux 500.000 jeunes mis au travail il faut ajouter les 500.000 seniors qui leur serviront de tuteurs.

Le contrat de génération est désormais obligatoire dans les entreprises de plus de 300 salariés. Une mesure incitative est prévue pour les entreprises de moins de 300 salariés. Elle comprend une aide de 2.000 euros par jeune embauché ainsi que 2.000 euros par senior maintenu dans l'emploi.

"Ça va permettre de débloquer les peurs liées à l'embauche, ça va permettre d'oser l'embauche", a dit Michel Sapin.

Catherine Lagrange, édité par Yves Clarisse

 
Le ministre du Travail Michel Sapin a signé lundi le premier "contrat de génération", un dispositif qui doit permettre selon lui de participer à l'inversion de la courbe du chômage avant la fin de l'année, comme s'y est engagé François Hollande. /Photo d'archives/REUTERS/Ognen Teofilovski