Spanghero va reprendre une partie de son activité

lundi 18 février 2013 19h06
 

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français a décidé lundi de rétablir en partie l'agrément sanitaire de l'entreprise Spanghero, mise en cause dans le scandale de la viande de cheval étiquetée comme du boeuf, qui s'est étendu à une dizaine de pays européens.

La société retrouve son agrément pour ses activités de production de viande hachée, de saucisserie, d'élaboration de plats cuisinés et de découpe de viande, a précisé le ministère de l'Agriculture dans un communiqué.

En revanche, la société ne pourra pas reprendre son activité d'entreposage de matières premières congelées, en tout cas avant la fin des examens complémentaires en cours, et dont les résultats seront connus vendredi prochain.

La suspension, la semaine dernière, des autorisations d'exploitation de la société de Caltelnaudary (Aude), accusée d'avoir remplacé du boeuf par du cheval importé de Roumanie, avait mis en chômage technique environ 300 employés.

Les ministres de l'Agriculture et de la Consommation, Stéphane Le Foll et Benoît Hamon, ont reçu en fin de journée les représentants syndicaux des salariés.

"Ce redémarrage, c'est déjà limiter la casse. Notre travail de mobilisation a payé. Il y a environ 90% de l'activité qui va redémarrer, c'est un soulagement. On est contents", s'est félicité Claude Hill, délégué CFDT de l'usine Spanghero.

Le maire socialiste de Castelnaudary, Patrick Maugard, qui avait lui-même proposé une reprise partielle, s'est également réjoui de cette décision.

"L'enjeu de très court terme reste de conserver la confiance des clients et des consommateurs. Les investigations menées les assurent désormais qu'aucune négligence, ni aucun acte frauduleux, ne pourront faire naître un doute sur la qualité du produit", dit-il dans un communiqué.

DÉCISION DE BON SENS   Suite...

 
Le gouvernement a décidé lundi de rétablir en partie l'agrément sanitaire de l'entreprise Spanghero, mise en cause dans le scandale de la viande de cheval. /Photo prise le 15 février 2013/REUTERS/Jean-Philippe Arles