La CFDT veut que Spanghero récupère son agrément

lundi 18 février 2013 11h07
 

PARIS (Reuters) - Le secrétaire général de la CFDT a demandé lundi au gouvernement de redonner son agrément sanitaire à l'entreprise Spanghero, mise en cause dans le scandale de la viande de cheval, afin de sauver ses emplois.

Stéphane Le Foll doit prendre une décision lundi sur l'agrément de la société, suspendue de manière provisoire la semaine dernière, ce qui a mis au chômage technique environ 300 employés.

Les ministres de l'Agriculture et de la Consommation doivent par ailleurs recevoir lundi les représentants du personnel et les syndicats concernés, pour "préparer avec eux les conditions de redémarrage de l'entreprise".

"Il y a un problème sanitaire, et je pense que c'est normal que le gouvernement prenne ses responsabilités, mais il y a un problème social", a déclaré lundi Laurent Berger sur Canal +.

"Aujourd'hui, moi ce que je demande, c'est que les responsables soient pointés, qu'ils soient écartés temporairement (...) mais que l'agrément sanitaire soit redonné à l'entreprise pour sauver les 300 emplois", a-t-il ajouté.

"Quand les patrons magouillent, c'est pas aux employés de trinquer", a-t-il poursuivi. "Il faut que le gouvernement leur donne des assurances (...) il n'est pas normal que ça soient les emplois qui soient menacés."

Spanghero est soupçonné d'avoir écoulé 750 tonnes de cheval à travers des millions de plats surgelés présentés comme étant au boeuf et distribués dans plus d'une dizaine de pays européens. L'enquête au sein de l'entreprise a révélé un "faisceau d'indices graves, précis et concordants", a déclaré dimanche Stéphane Le Foll.

Mais la direction de l'entreprise se défend de toute tromperie délibérée et accuse le gouvernement d'avoir pris une décision précipitée condamnant l'usine à mort, dans une région fortement touchée par le chômage.

Chine Labbé, édité par Yves Clarisse

 
Le secrétaire général de la CFDT a demandé lundi au gouvernement de redonner son agrément sanitaire à l'entreprise Spanghero, mise en cause dans le scandale de la viande de cheval, afin de sauver ses emplois. /Photo prise le 15 février 2013/REUTERS/Jean-Philippe Arles