La Libye fête le deuxième anniversaire du début de la révolution

dimanche 17 février 2013 21h13
 

par Hadeel Al Shalchi et Marie-Louise Gumuchian

BENGHAZI/TRIPOLI (Reuters) - Des milliers de Libyens, mettant de côté leurs divergences, sont descendus dans les rues dimanche pour fêter le deuxième anniversaire du début du soulèvement contre Mouammar Kadhafi.

Les célébrations à Tripoli et à Benghazi, berceau de la révolution dans l'est du pays, se sont déroulées sous haute surveillance, de crainte de violences.

Les forces de sécurité et les milices pro-gouvernementales avaient dressé de nombreux barrages dans les deux plus grandes villes du pays pour éviter tout débordement.

Dans l'après-midi, la foule s'est rassemblée sur la place des Martyrs à Tripoli et sur la place de la Libération à Benghazi, en agitant des drapeaux nationaux et en lançant des pétards.

Sur fond de musique patriotique et de concert d'avertisseurs, les principales artères des deux villes ont été bloquées par les manifestants fêtant la "Révolution du 17-Février", qui a abouti à la chute et à la mort de Kadhafi au mois d'octobre 2011, après une guerre civile meurtrière et l'intervention de l'Otan aux côtés des insurgés.

"Aujourd'hui, nous faisons la fête et nous sommes heureux de notre victoire sur Mouammar et son régime oppresseur", déclarait un habitant de Benghazi, Mohammed Chebani, venu en famille.

Plusieurs milliers de personnes ont convergé vers la place de la Libération, où il y a seulement deux jours avait eu lieu une manifestation antigouvernementale pour dénoncer notamment le manque de sécurité.

S'adressant à environ 200 personnes, le président du Congrès général national (CGN, Parlement), Mohammed Magarief, accompagné de plusieurs ministres, avait auparavant tenté de calmer les inquiétudes de la population de la capitale de la Cyrénaïque.   Suite...

 
Des milliers de Libyens, mettant de côté leurs divergences, sont descendus dans la rue dimanche, comme ici à Tripoli, pour fêter le deuxième anniversaire du début du soulèvement contre Mouammar Kadhafi. /Photo prise le 17 février 2013/REUTERS/Ismail Zitouny