Cécile Duflot réclame moins d'austérité

dimanche 17 février 2013 13h42
 

PARIS (Reuters) - La ministre de l'Egalité des territoires et du Logement prend la tête de la contestation au sein du gouvernement et réclame moins de rigueur pour mener sa politique, à la veille d'un comité interministériel sur la politique de la ville.

"La réponse à la situation financière de la France ne peut se réduire uniquement à tailler dans les dépenses", déclare Cécile Duflot dans le Journal du dimanche (JDD).

Pour l'ancienne secrétaire nationale d'Europe-Ecologie-Les Verts (EELV), "personne ne peut croire que de l'austérité naîtra le retour des temps meilleurs." "Il y a aussi une nécessité d'investissements. Les deux doivent aller de pair", dit-elle.

Cécile Duflot plaide pour des investissements "justes et de longue durée", dans le logement, dans les services publics et dans les transports, comme le Grand Paris Express.

"Il serait dangereux que la puissance publique abandonne ses responsabilités", prévient-elle.

Selon le JDD, l'ancienne patronne des Verts dit tout haut ce que beaucoup de ministres pensent tout bas, et le gouvernement est "traversé par un profond débat sur la politique économique".

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a adressé une lettre à tous les ministres leur demandant de trouver de nouvelles économies et de rendre leurs administrations plus efficaces.

Il a reconnu au cours de la semaine que la France ne respecterait pas son objectif de réduction des déficits à 3% du PIB cette année.

Didier Migaud, le premier président de la Cour des comptes, a estimé pour sa part dimanche au Grand Rendez-vous Europe 1/i>TELE/Le Parisien, que personne ne devait "être à l'écart de l'effort."

Notant que la France pâtit d'une "accoutumance à la dépense publique", il assure cependant que "des économies sont possibles sans remettre en cause ce qu'on appelle le modèle social français".

Gérard Bon

 
Cécile Duflot prend la tête de la contestation au sein du gouvernement et réclame moins de rigueur, jugeant dans un entretien au Journal du dimanche que "la réponse à la situation financière de la France ne peut se réduire uniquement à tailler dans les dépenses." /Photo prise le 11 décembre 2012/REUTERS/Charles Platiau