Une décision attendue lundi sur l'activité de Spanghero

dimanche 17 février 2013 19h39
 

PARIS (Reuters) - L'enquête au sein de l'entreprise française Spanghero dans le scandale de la viande de cheval a révélé un faisceau "d'indices graves, précis et concordants" sur une tromperie d'ampleur européenne, a réaffirmé dimanche le gouvernement.

Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, a cependant déclaré qu'il serait en mesure lundi de prendre une décision sur la suspension de l'agrément de la société, qui a mis au chômage technique la semaine dernière environ 300 employés.

Invité dimanche du Grand Jury, sur RTL/Le Figaro/LCI, il a dit s'attendre à disposer "dès demain des éléments intermédiaires qui permettront de prendre des décisions".

Il avait auparavant indiqué qu'il recevrait lundi, avec le ministre de la Consommation Benoît Hamon, les représentants du personnel et les syndicats concernés.

Cette réunion vise notamment à "préparer avec eux les conditions de redémarrage de l'entreprise", précise un communiqué.

"Le gouvernement distingue la responsabilité de l'action qui semble relever des dirigeants de Spanghero, du travail de ses salariés. C'est pourquoi les services de l'Etat sont mobilisés pour accompagner les salariés de l'entreprise pendant la période de suspension provisoire", indique le texte.

Les autorités ont suspendu provisoirement l'agrément vétérinaire de l'entreprise afin de permettre à des enquêteurs de lever tout doute sanitaire.

Mais la direction de l'entreprise se défend de toute tromperie délibérée et accuse le gouvernement d'avoir pris une décision précipitée condamnant l'usine à mort, dans une région fortement touchée par le chômage.

Les responsables syndicaux ont fait part de leur désarroi et les élus du département pressent le gouvernement de trouver une solution pour permettre le redémarrage de l'activité.   Suite...

 
Dans l'usine Spanghero de Castelnaudary, dans l'Aude, vendredi. Les ministres de l'Agriculture et de la Consommation, Stéphane Le Foll et Benoît Hamon, se préoccupent du sort des 300 salariés de cette entreprise et recevront lundi en fin d'après-midi les représentants du personnel et les syndicats concernés. /Photo prise le 15 février 2013/REUTERS/Jean-Philippe Arles