Un père en haut d'une grue réclame justice, Ayrault réagit

dimanche 17 février 2013 19h42
 

NANTES (Reuters) - Jean-Marc Ayrault s'est saisi dimanche du dossier des droits des pères, alors qu'un homme, Serge Charnay, est retranché depuis vendredi en haut d'une ancienne grue du port de Nantes (Loire-Atlantique) pour réclamer justice.

Le Premier ministre a demandé à la ministre de la Justice, Christiane Taubira, et à celle déléguée à la Famille, Dominique Bertinotti, de recevoir la semaine prochaine l'association SOS Papa et d'autres associations de défense des droits des pères.

A la suite de cette annonce, Nicolas Moreno, un second père séparé de ses enfants, est parvenu à monter par surprise sur la grue pour dire à Serge Charnay que le message était passé et lui conseiller de cesser son action.

Mais Serge Charnay, qui s'apprêtait à passer une troisième nuit sur place, a répondu vouloir attendre que les associations soit reçues par Christiane Taubira, a rapporté Nicolas Moreno aux journalistes.

Le préfet de Loire-Atlantique, Christian Gaillard de Lavernée, a répété pour sa part que la justice était prête à examiner le dossier du père divorcé le 28 mars, une offre qu'il avait rejetée vendredi.

Serge Charnay s'est vu "confirmer la possibilité de déposer une requête urgente devant le juge aux affaires familiales", indique la préfecture dans un communiqué.

"S'il en manifestait l'intention, un avocat sera présent pour l'accueillir au palais de justice et accompagner sa démarche", ajoute le texte.

Cette action spectaculaire survient à quelques jours d'une manifestation prévue mercredi à Nantes par l'association "SVP Papa" pour "dénoncer les dérives du pouvoir judiciaire" en matière de justice familiale.

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Serge Charnay, perché depuis quarante huit heures au sommet d'une ancienne grue du port de Nantes et qui réclame le rétablissement du droit de visite de son fils Benoît. Jean-Marc Ayrault a demandé dimanche à deux de ses ministres de recevoir des associations de défense des droits des pères. /Photo prise le 17 février 2013/REUTERS/Stéphane Mahé